Voxeur, Sébastien
Biographie
Né le 24 septembre 1773 à Versailles (Seine-et-Oise). Ancien lieutenant au 23e régiment d’infanterie de ligne, depuis le 25 juillet 1792 jusqu’au 1er vendémiaire an XI, date à laquelle il démissionna, devenu propriétaire. Le 25 août 1830, il adressait la lettre suivante au général Lafayette : « Un de vos compatriotes de 89, au service en qualité d’ancien lieutenant au 23e régiment d’infanterie de ligne, je n’ai pas été le dernier à prendre les armes pour la défense de nos libertés dans cette capitale, où des affaires de famille m’appelaient. Ayant fait connaître à un brave commandant de l’Ecole polytechnique que deux cent cinquante grenadiers de la garde royale avaient trouvé un refuge dans une maison de l’Estrapade, avec ordre de tirer sur le peuple, nous nous rendons auprès d’eux, les sommons de rendre les armes, ce qu’ils ont fait quoique avec opiniâtreté. Bientôt, dirigeant nos pas vers la caserne des Suisses à Babylone, nous devenons maîtres de ce poste, que nous faisons évacuer après un feu long et meurtrier. Je ne vous citerai pas, mon général, de quelle gloire j’ai pu me couvrir dans la mêlée, parmi le feu et la mitraille de l’ennemi. J’ai fait parti de ces braves qui maintenaient l’ordre jusqu’à votre arrivée à l’Hôtel de ville lorsque vous fûtes obligé de descendre de voiture sur le Pont-Neuf, accompagné du colonel du 51e de ligne. Mon général, j’ai cinquante-huit ans et de la vigueur ; elle ne m’a point manqué pour voler au succès de mes compatriotes, elle ne me manquera point tant qu’il s’agira de défendre une patrie pour laquelle je donnerais jusqu’à la dernière goutte de mon sang. Oserais-je espérer que mon ancien général voudra me faire réintégrer dans un des nouveaux bataillons que l’on forme aujourd’hui. Je ne demande point cette faveur comme une récompense de mes services, le seul titre de citoyen devait suffire pour animer mon cœur du désir de vaincre ou mourir pour mon pays mais pour servir encore sous cette couleur victorieuse à Tilsitt et à Marengo. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Sa médaille et son brevet furent envoyés le 10 novembre 1831 au préfet de la Seine pour les lui faire parvenir. Il demeurait 44, hôtel du passage du Pont-Neuf en 1830 ; rue du Petit-Riz (mais rue Four-Saint-Jean in Archives de Paris VK3 24 dans le registre qu’il signe et rue Sous-Saint-Jean dans la procuration (le nom est laissé en blanc) qu’il donne in Archives de Paris VK3 54 pour retirer sa médaille) à Moulins (Allier) en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 91 ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Bordereau des croix, médailles, brevets et mandats de vingt-cinq francs transmis le 10 novembre 1831 à M. le préfet de la Seine ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement et aussi même référence une liste de remise des brevets accompagnant la médaille de Juillet, idem même référence liste alphabétique des décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 54 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement.