Vray, Claude
Biographie
Né vers 1801 à Tournon (Puy-de-Dôme). Ancien militaire, totalisant huit années de service, devenu journalier dans les carrières de la Maison-Blanche. Le 25 août 1830, il sollicita, avec son frère, Vray, Philippe, auprès du général Lafayette, un « juste dédommagement du temps qu’ils ont perdu pour soutenir et faire triompher la plus belle des causes. Ils savent que leur vie appartient à la patrie mais leur famille a droit à leurs moyens d’existence ». Le 10 septembre 1830, ils renouvelèrent leur demande et leur lettre était ainsi apostillée par le général Biker : « Je, soussigné, a l’honneur de recommander les deux citoyens du Puy-de-Dôme à M. le général Lafayette, en le priant de les faire participer aux récompenses décernées à ceux qui ont combattu en faveur de la liberté. » Ils joignaient à leurs demandes plusieurs certificats. Le premier : « Je certifie que Claude et Philippe Vraÿ, natifs de Tournon, département du Puy-de-Dôme, aujourd’hui à la Maison-Blanche, au pavillon Blanc, tous deux ont été absents dans les journées des 27, 28 et 29 juillet, qu’ils se sont fait remarquer par leur zèle. Ils ne sont rentrés que le 29 au soir, ayant chacun un fusil et une giberne. » Signé au pavillon Blanc, le 15 août 1830 : Mollette (voir Mollette, Claude), marchand de vin et traiteur, demeurant au pavillon Blanc. Le deuxième : « Je, soussigné, certifie que les nommés Claude et Philippe Vray, natifs de Tournon, (Puy-de-Dôme), travaillant pour moi l’espace de dix-huit mois en qualité de carriers ; qu’il est à ma connaissance qu’ils se sont signalés dans les événements arrivés à Paris les 27, 28 et 29 juillet, qu’ils ont exposé leur vie et qu’ils ont constamment resté trois jours à combattre contre les Suisses et la garde royale, qu’ils n’ont reparu à leurs domiciles que le 29 au soir, armés de chacun un fusil et d’une giberne, ayant été dirigés sur différents points d’attaque par le sieur Thomas de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), ex-employé aux administrations militaires de l’armée française. » Signé à la Maison-Blanche, le 20 août 1830 : Tournemire, propriétaire à la Maison-Blanche, n° 67. Le troisième : « Je, soussigné, Thomas, Claude, habitant Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), ex-employé aux armées de France, en qualité de garde-magasin, déclare que les nommés Claude et Philippe Vray, de Cournon (Puy-de-Dôme), aujourd’hui journaliers carrier à la Maison-Blanche, barrière de Fontainebleau se sont fait remarquer dans les événements des 27, 28 et 29 arrivés à Paris ; que dans plusieurs attaques, ils ont exposé leur vie, que je les ai dirigés sur plusieurs points de Paris avec un zèle soutenu. » Signé, le 19 août 1830 : Thomas, Claude (voir ce nom ?). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut un secours de la mairie pour les trois journées de travail qu’il avait perdus. Il était père de deux enfants en 1830. Il demeurait à la Maison-Blanche, pavillon Blanc, n° 11, chez Mme veuve Robert, marchand de vin traiteur en 1830. Archives de Paris VK3 54.