Watié ou Watier

Biographie


La Commission des récompenses nationales, le 18 août 1831, faisait parvenir au ministère de l’Intérieur la lettre suivante en sa faveur : « La Commission des récompenses nationales a l’honneur de réclamer votre appui en faveur de la demoiselle Watié. Sœur de dix citoyens morts sur le champ de bataille, très proche parente du général de ce nom, tué à Waterloo, la demoiselle Watié s’est acquise en outre des droits à votre bienveillance par les soins qu’elle a prodigués aux blessés de Juillet, circonstance que sa modestie l’a empêchée de faire valoir jusqu’ici pour réclamer l’intervention de la Commission auprès de M. le directeur des postes, à qui elle a réclamé le bureau tenu par sa mère, à Neuilly. Aujourd’hui que le sang versé pour la patrie est apprécié et que les services rendus aux combattants de Juillet sont récompensés la Commission a saisi avec empressement l’occasion de signaler à votre bienveillance une personne estimable, restée dans un état voisin de la misère. […]. » En juin 1832, ses démarches étaient toujours infructueuses et la demoiselle Watié renouvelait ses démarches auprès du ministre de l’Intérieur. Sa mère avait tenu le bureau de poste de Neuilly et c’est ce poste qu’elle sollicitait de préférence. Archives nationales F/1dIII/78.

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