Wolpmann, Jean

Biographie


Né le 24 avril 1799 à Riom (Puy-de-Dôme). Chirurgien en 1848. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa, en effet, le 17 mars 1848, la lettre suivante à la Commission : « Le citoyen Jean Wolpmann, né à Riom, Puy-de-Dôme, le 24 avril 1799, ancien militaire, faisant partie de la garde nationale VIIIe légion, 2e bataillon, 4e compagnie, exerçant la profession de chirurgien, demeurant depuis neuf ans rue Jean-Beausire n° 2, place de la Bastille, a l’honneur de solliciter de votre bienveillance et de votre équité d’être compris par suite de votre arrêté au nombre des citoyens qui ont combattu en 1830 et 1848 pour le triomphe de la liberté. En 1830. Un des premiers à prendre les armes, je fis mon devoir : on me illisible nommé sergent puis le capitaine me céda la place ; on nous envoya aux Tuileries, où nous servîmes le poste de la grande grille des Champs-Elysées du côté droit en partant du château. Je quittais mes camarades le 30, pour aller tranquilliser mes parents, qui ne m’avaient pas vu depuis trois jours. Voici la liste des hommes que j’avais sous mes ordres : Messire, Berlat, Marie, Rouy, Fontaine, Morel, Bouvar, Charpentier, Barlet, Goutant, Dermence, Richet, Jean Marie, Dufour, Rancar, Martin, Grunat, Gutier, Jenssarel, Joseph, Lambert, Laporte, Bertrand, Henry, Paquet, Bellefort, Bondet, Nistenne, Morelle, Hargui, Girond, Adolphe, Dumont. 1848. Le premier jour, je partis de la rue de Ménilmontant avec des hommes du quartier. Nous nous rendîmes à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, de là aux Minimes, où l’on nous rendit les armes, puis place de la Bastille. De là, je revins à la barricade de la rue Ménilmontant du côté du boulevard où je passais les deux premières nuits, qui je crois furent les plus dangereuses. En 1830, je n’ai rien demandé. En 1848, je ne demande ni argent ni place mais si l’on donne quelques récompenses d’honneur et que pour ces deux époques on m’en croit digne, j’accepterais avec plaisir. » Sa lettre était apostillée des signatures de : Pazé, lunettier, demeurant 66, rue Popincourt ; Thomassin, marchand de vin, demeurant 1, rue de Ménilmontant ; Cochet, bottier, demeurant 3, rue de Ménilmontant ; Gallien, marchand de vin, demeurant 6, rue de Ménilmontant. Il fut recommandé par la Commission pour une mention honorable à paraître dans le Moniteur. Il était marié en 1839-1848. Il demeurait 2, rue Jean-Beausire en 1848. Archives de la préfecture de police AA 417.

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