Alc, F. A

Biographie


Le 6 septembre 1831, il écrivit dans des termes à Casimir Perier, ministre de l’Intérieur : « Oserai-je me permettre la respectueuse liberté de demander à Votre Excellence s’il ne me serait pas possible d’aspirer à l’honneur de porter la décoration de Juillet ? Je connais quelqu’un qui l’a obtenue et n’ose se présenter avec devant certaines personnes. Comme je ne suis pas précisément dans le même cas, j’aurais l’honneur d’expliquer à Votre Excellence les motifs qui me déterminent à faire cette démarche. En 1820, lorsque votre éloquence noble et généreuse défendait nos droits à la Chambre des députés, portant l’admiration et la reconnaissance dans tous les cœurs français (c’était à l’occasion de la loi sur la liberté individuelle), il se forma sur la place Louis-XV des groupes nombreux, que dissipaient les dragons de l’ex-garde royale et desquels je reçus une légère blessure à la main droite, autour des entourages en bois qui existaient alors sur ladite place. En jetant un regard sur le passé et si votre mémoire n’a point laissé échapper ce petit fait, une petite escorte de jeunes gens, faisant partie de ces groupes, craignant pour votre sûreté, ainsi que pour celle de M. le général Lafayette, eut l’honneur de vous accompagner chacun à votre demeure respective aux cris de Vive messieurs Casimir Perier et Lafayette ! J’étais du nombre de ceux qui ne vous quittèrent que lorsque vous fûtes arrivé chez vous. Plus tard, lorsque les jésuites, sous le nom de missionnaires, envahissaient notre patrie de leur doctrine pernicieuse, ce qui ne plaisait pas à tout le monde, ma mince opposition fit cause commune avec celle de tant d’autres ; je fus pris et fis dix-huit jours de prison, c’était en avril 1822. Voilà, monsieur le ministre, tout ce que je puis faire valoir auprès de Votre Excellence. Je n’ai point voulu lui adresser plus tôt ma demande pour ne nuire à personne, en cas qu’elle fût accueillie favorablement. Quant aux journées de juillet 1830, quant aux différents rassemblements qui ont eu lieu depuis, mon devoir s’opposait à ce que j’y prisse aucune part et s’y opposera toujours, pour des motifs qui me sont personnels et la connaissance que j’ai des intérêts de mon pays. Si Votre Excellence, monsieur le ministre, juge à propos de me faire obtenir cette décoration, ma reconnaissance égalera le nombre de mes jours. J’ai l’honneur, etc. » Alc demeurait 30, rue Château-Landon en 1831. Archives nationales F/1dIII/42.

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