Ardilouse, Pierre

Biographie


Né le 2 mai 1793. Entré au service au 12e dragons le 18 février 1808, trompette le même jour, il participa à la campagne d’Espagne en 1808, 1809, 1810, 1811, à celle d’Allemagne en 1812, 1813, 1814, fait prisonnier à Dantzig le 2 janvier 1814, libéré le 14 novembre 1814, passé aux dragons de la garde le 6 décembre 1815, congédié le 22 décembre 1821 ; il avait été porté pour la décoration de la Légion d’honneur à la bataille de Fleurus. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Hardelouze sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Hardy, Louis), auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1833, un certificat médical délivré par Boucher-Dugua, (voir Boucher-Dugua, Nicolas), chirurgien major de la IIe légion de la garde nationale, pour tenter de lui faire obtenir une pension de retraite, attestait qu’il était atteint « d’une amaurose presque complète dont les premiers symptômes se sont manifestés en 1812 au siège de Dantzig par une héméralopie qui a toujours été progressive jusqu’à ce jour ; d’un coup de lance qui lui a traversé la cuisse droite ; enfin d’un coup de feu à la partie extérieure moyenne de la jambe droite, qui lui a enlevé une partie du tibia ». En 1836, employé aux Messageries générales, il sollicita un secours. Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié, a quatre enfants en bas âge à sa charge et travaille comme ouvrier forgeron dans les ateliers de MM. Laffitte et Caillard ; il gagne deux francs cinquante par jour. On ne lui connaît point d’autres ressources et en raison de ses charges sa position n’est pas heureuse. On fait l’éloge de sa conduite et de sa moralité. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1836. En 1837, « […] dans une position précaire et chargé d’une nombreuse famille […] », il sollicita de participer aux distributions de secours accordés aux décorés de Juillet à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution ; sa demande, parvenue trop tard, ne put aboutir. En 1848, il sollicita un secours. En 1853, il sollicita un secours (il signe Hardylouse). Les renseignements suivants furent recueillis sur son compte : « […] Exerce la profession de journalier et gagne deux francs par jour. Il est marié et père de trois enfants, dont un à sa charge. Atteint de douleurs rhumatismales et souffrant de ses anciennes blessures, le sieur Ardilouse (sic) est souvent obligé d’interrompre son travail, et sa femme, atteinte de surdité, ne peut se livrer à aucun genre de travail. La position de ce ménage est très critique. Le pétitionnaire, qui est tout dévoué à Sa Majesté l’Empereur, est représenté comme un parfait honnête homme, digne de la faveur qu’il sollicite. » Il reçut cinquante francs. Il demeurait 17, rue de Fleurus en 1831 ; 8, rue Notre-Dame-des-Champs en 1836 ; 4, rue de la Grande-Chaumière en 1848 ; 10, rue de la Grande-Chaumière en 1854. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VI1 1, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet (pas de date sur le dossier mais sans doute avant 1837… et sous le nom de Ardilouse, Pierre, nom qu’il signe si c’est bien lui qui signe) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Hardilouze) ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs (pour la deuxième fois sous le nom de Hardy, Louis) ; Archives nationales F/15/4240.

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