Auger, Charles

Biographie


Né le 29 janvier 1809 à la Charité-sur-Loire (Nièvre). Elève de l’Ecole polytechnique. On trouve dans le récit que fit Chevalier, Louis, Albert de sa propre participation aux combats de Juillet, des indications sur la participation d’Auger, Charles : « […] Je pénétrai dans l’intérieur du château [des Tuileries, N.D.A.], sous la conduite alors de M. Auger, maintenant encore à l’Ecole polytechnique, pour y faire des patrouilles et établir l’ordre. » Selon le rapport que fit Lannoy (voir Lannoy Raignault de, Camille, François), autre élève de la même Ecole et choisi pour établir les droits de chacun des élèves à une récompense honorifique, en fonction de la part prise aux combats de Juillet, et cette part prise en uniforme ou en habits bourgeois, il était du nombre de ceux dont Lannoy disait qu’ils « ont combattu en uniforme dans les journées de Juillet et me paraissent avoir mérité la décoration spéciale ». Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Dans la séance du 9 avril 1831 du jury de la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement, quatre élèves de l’Ecole, Baduel (voir Baduel, Louis, Henri), Gavaret (voir Gavaret, Louis, Dominique, Jules), Solignac (voir Solignac, Napoléon, Marie, André, Alexandre) et Bosquet (voir Bosquet, Pierre, Joseph, François) affirmèrent sur l’honneur qu’il avait combattu en uniforme de l’Ecole, le 29 juillet ; le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales contient comme indications sur sa participation aux combats qu’il était présent avec Cantarès (voir Cantarès, Auguste, Romain) à l’attaque de la caserne de Babylone, le 29 juillet. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il signa, le 22 avril 1831, le certificat suivant en faveur de Degos, Frédéric : « Nous, soussignés, déclarons que le sieur Frédéric Degos, après avoir contribué, le 28 juillet 1830, à la formation de barricades, est venu, le 29 au matin, prendre des armes au poste de la place de l’Estrapade, que, de là, il s’est rendu sur la place de l’Odéon et qu’il s’est dirigé sur la caserne de Babylone, qu’il occupait le front de la colonne commandée par Tamisier (voir Tamisier, François, Laurent, Alphonse), élève de l’Ecole polytechnique ; qu’il a contribué à chasser les Suisses de leur position et qu’ensuite il a marché sur le Louvre et les Tuileries que les gardes royaux venaient de quitter ; qu’après avoir fait des patrouilles dans l’intérieur des Tuileries il est venu occuper un poste au jardin des Tuileries, accompagné d’Auger soussigné. » Il fut, par ordonnance royale, en date du 22 novembre 1831, admis dans l’artillerie de terre, en qualité d’élève sous-lieutenant à l’ecole d’application de l’artillerie et du génie à Metz. Sa notice wikipedia est ainsi rédigée : « Il participe aux campagnes d'Afrique de1833 et 1834 avec le grade de sous-lieutenant au 10e régiment d'artillerie. Après quelques années à Metz, il fut de nouveau envoyé en Algérie en et prit en 1843 le commandement de l'artillerie d’Orléansville, avec le grade de capitaine et la nomination de chevalier de la Légion d’honneur. Il retourne dans son pays natal en 1848, assumant des rôles importants au sein de la Commission de la Défense nationale et à la Direction du Service de l'Artillerie du ministère de la Guerre. En 1855, il est nommé chef d'état-major de l'artillerie de l'armée de l'Est qui intervient dans la guerre de Crimée, où il se distingue dans les batailles de Malakoff et de Cernaia. Lors de la seconde guerre d’indépendance de 1859, il fait partie de l'état-major de l'armée française et commande l'artillerie du IIe corps d'armée français, dirigé par le maréchal de France Patrice de Mac-Mahon. Il combattit dans les batailles de Turbigo et de Magenta et joua un rôle important lors des premières phases de la bataille de Solferino et San Martino, le 24 juin 1859, au cours de laquelle il fut grièvement blessé à l'épaule gauche par un boulet de canon, au cours d'un violent duel prolongé contre l'artillerie autrichienne, déployée près de Cà Morino à Medole. Emmené à l'agonie à Castiglione, à proximité, il fut opéré, mais mourut au bout de quelques jours. Pour sa bravoure, il fut promu sur le terrain au grade de général de division par Napoléon III lui-même. Sa place est prise par le général Edmond Lebœuf (voir ce nom). En sa mémoire, le corps d'artillerie italien a érigé un cénotaphe sur le lieu où il a été touché, récemment restauré à l'occasion du 150e anniversaire de la bataille. » Il demeurait à l’Ecole polytechnique en 1830-1831. Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusquau 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 210 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VK3 17, Témoignages, rapports, notes sur les élèves de l’Ecole polytechnique, aussi une liste d’Elèves présents à lEcole et dont les titres ont été examinés, aussi le rapport de Lannoy et aussi deux feuillets séparés de décorés de la Croix de Juillet auprès du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 9 avril 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 9 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 42 in dossier Chevalier, Louis, Albert ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Journal militaire officiel, n° 45 bis, année 1831, p. 249.

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