Auger, Magloire
Biographie
Né vers 1802 à Nemours. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales relatait ainsi sa participation aux combats : « Dès le 27, il se mit à la tête d’un groupe et commanda le désarmement chez les armuriers. A la halle aux blés, il commanda le feu contre les gendarmes qui refusèrent de crier Vive la Charte ! Pendant la nuit, il abattit, toujours à la tête de son détachement, les réverbères et organisa la défense. Le 28, il combattit avec un rare courage à la Grève et au pont d’Arcole. Le 29, au Louvre, aux Tuileries et rue de Rohan. Il fit la campagne de Rambouillet. » Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 11 janvier 1831 et du 14 janvier 1831, ne contient pas de faits nouveaux autres que ceux déjà relatés dans le rapport de la mairie. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 11 janvier 1831, à sept voix pour la croix, deux voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1831, il était garde municipal à la 3e compagnie du 1er bataillon, caserné aux Minimes. Sa veuve, née Dorfer, blanchisseuse, reçut un secours de quarante francs en 1849, deux secours de cinquante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1853, à titre veuve d’un décoré de la Croix de Juillet. Sa veuve demeurait rue des Marmousets-Saint-Marcel en 1849 ; 193, rue Mouffetard en 1850-1851 ; 36, rue Galande en 1851-1853. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le nom de Auger, Magloire) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 (sous le nom de Auger, Magloire) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois, sous le nom de Auger, Magloire, la première sous le numéro 318, la seconde sous le numéro 548) ; Archives de Paris VK3 17, deux feuillets séparés de décorés de la Croix de Juillet auprès du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Auger, Magloire) ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 11 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien) (sous le nom de Auger, Magloire), en date du 11 janvier 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants (sous le nom de Auger, Magloire) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Auger, Magloire) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Auger, Magloire, né à Nemours, garde municipal) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853 (sous le nom d’Augé, Magloire), idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 78, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163 (sous le nom d’Augé, Magloire), idem, Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 (sous le nom d’Augé, Magloire), idem Proposition d’accorder à cinquante-six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.100 francs, minutes 260-262, en date du 29 janvier 1853 (sous le nom de veuve Augé, décoré de la Croix de Juillet). Quel rapport avec Augé, Louis ? Il y a bien les deux noms sur les listes officielles de la Commission in Archives nationales F/1dIII/39.