Aulard, Louis, Joseph
Biographie
Né le 16 mai 1776 à Compiègne (Oise). Ancien militaire. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement (sous le nom de Aulard père, Louis, Joseph sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel ; sous le seul nom d’Aulard, Louis, Joseph sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac (sous le nom de Olard). Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que les sieurs Louis, Joseph Olard, ancien militaire, âgé de cinquante-cinq ans ; Pierre Aulard, son fils, ex-sous-officier au 2e chasseurs à cheval ; Jean, Antoine Deshayes, son gendre, ancien militaire et sous-chef aux constructions des armées et Jean, Antoine Deshayes, son petit-fils, âgé de quinze ans, se sont montrés dévoués à la cause nationale et n’ont pas quitté les armes pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet et que le sieur Deshayes a été blessé à côté du sieur Olard, son beau-père dans la journée du 29 à l’attaque du Louvre. » Signé le 9 août 1830 : Patin, propriétaire, chevalier de la Légion d’honneur, demeurant 20, rue Beaubourg ; Mery, marchand de vin, demeurant 13, rue Beaubourg ; Tournaillon, perruquier, demeurant 15, rue Beaubourg ; Panière Boucher, présent aux Tuileries le 29 juillet ; Chappuis, demeurant 77, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Bisson illisible, ex-officier de l’ex-garde impériale, demeurant 14e division à l’hôtel des Invalides ; Zimmer (voir Zimmer, Joseph), colonel chef d’état-major. Suivaient plusieurs apostilles. La première apostille, ainsi rédigée : « Je, soussigné, certifie que M. Olard père est entré le 29 juillet dans la maison où je me trouvais place Saint-Germain-l’Auxerrois n° 39 au 3e étage et que d’une des fenêtres donnant sur le Louvre il a tiré sur les Suisses et qu’ayant été blessé légèrement au doigt je lui ai donné les premiers secours. » Signé : Cougnet, postulant courrier, demeurant 9, rue du Coq-Saint-Honoré. La deuxième apostille, ainsi rédigée : « Nous, soussignés, attestons que le sieur Olard père s’est trouvé à défendre la patrie dans la journée du 28 juillet, sur le quai de la Cité à l’embouchure du pont d’Arcole. » Signé : Trousseau, tonnelier, demeurant rue des Marmousets dans l’île de la Cité ; Marcotte, menuisier, demeurant 14, rue Basse-des-Ursins ; Boursier, menuisier, demeurant 8, rue de la Colon... dans l’île de la Cité. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 20, rue Beaubourg en 1831 in Archives nationales F/1dIII/39 ; 23, rue Geoffroy-Langevin en 1831 in Archives de la préfecture de police AA 405. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 405.