Babet, Emmanuel

Biographie


Cocher de madame de Barras. Il adressa, en septembre 1830, la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Ayant pris une part active aux événements des 28 et particulièrement du 29 juillet, j’ose croire que ma conduite sera appréciée par vous, lors de la distribution des récompenses honorifiques et que vous daignerez faire droit à la demande d’un ancien militaire. J’ai participé à toutes les attaques qu’on y a soutenues contre les chasseurs ; ensuite, j’appris par un grand nombre de mes concitoyens que la garde royale à pied investissait le Trocadéro afin de se saisir des hauteurs de Chaillot. Arrivé dans la rue Saint-Pierre [anciennement partie de l’actuelle rue Nicolo, N.D.A.], environ au milieu, je fus surpris par un détachement de la garde royale à pied, qui filait par le quai, et, m’apercevant, ils firent feu sur moi ; m’ayant manqué, je me couchai parterre et, me croyant mort, ils passèrent leur chemin. M’étant relevé, je courus au coin de la rue et du quai et, ayant lâché mon coup de fusil sur eux ils me crurent en plus grand nombre et escaladèrent à environ douze ou quinze le mur de monsieur Derosne, chimiste, demeurant rue des Batailles, n° 7, et à l’aide de mes concitoyens nous les fîmes prisonniers. » Sa demande était apostillée par les signatures d’une douzaine de signatures, dont : Keller, carrossier, grenadier à la 4e compagnie du 4e bataillon de la Ire légion de la garde nationale, demeurant 43, allée des Veuves ; Regnier ; Duriez ; Gallet ; Douelle (voir Douelle, Dominique, Nicolas), sergent de voltigeurs au 4e bataillon de la Ire légion de la garde nationale ; Baron, propriétaire ; Meneray (voir Meneray, Aristide, Jean, Nicolas) ; Sacristain (voir Sacristain, Jean-Baptiste) ; Bergeron ; Mistral, propriétaire ; Dupuis ; Brouhoz ; Vallée, traiteur ; Duchard. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il signa la lettre présentée par Vauquelin, Nicolas, Léandre à l’adresse de la Commission des récompenses nationales, comme contenant des faits véritables. Il signa, le 1er juin 1848, le certificat suivant en faveur de Coquet, Narcisse, alors que ce dernier tentait de faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février : « Nous, soussignés, certifions à qui il appartiendra que le citoyen Coquet, Narcisse, mécanicien, demeurant actuellement n° 17, rue Malar, au Gros-Caillou, a, dans la journée du 29 juillet 1830, quoique blessé dans la barricade des Bornes de Saint-Pierre à Chaillot, où le nommé Dugas fut tué à ses côtés, sauvé par son sang-froid deux Suisses qui se trouvaient entre les mains du peuple et que c’est lui qui a procédé à leur désarmement. » Il demeurait 70, rue de Chaillot en 1830 ; 17, rue de Passy en 1848. Archives de Paris VD6 91 in dossier Vauquelin, Nicolas, Léandre ; Archives de Paris VD6 92 ; Archives de la préfecture de police AA 380 in dossier Coquet, Narcisse.

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