Babeuf, Emile
Biographie
Né Babeuf, Robert, fils de Babeuf, Gracchus. Fils de Babeuf, Gracchus, il fut condamné à la déportation avec plusieurs rédacteurs du Nain tricolore, en 1816 pendant la Terreur blanche. On trouve dans Biographie des contemporains de Rabbe, les indications biographiques suivantes : « On sait qu’au moment même de sa condamnation, le fougueux démocrate avait recommandé ses fils aux patriotes. Félix Lepelletier, frère du conventionnel assassiné par le garde Paris, s’était chargé d’Emile, et le général Tureau avait adopté l’autre enfant nommé Camille. Revenu de l’île d’Elbe avec Napoléon, Emile dans les Cent-Jours s’était séparé de l’empereur à l’occasion de l’acte additionnel. Sous la Restauration, il fut arrêté comme éditeur du Nain jaune et condamné à la déportation ; il resta dans les prisons du Mont-Saint-Michel jusqu’en 1818. Quant à Camille, désespéré de nos désastres, il se donna la mort en se précipitant du haut de la colonne Vendôme, le jour où les armées des puissances étrangères entraient pour la seconde fois à Paris. » La chronique de 1830 relatait ainsi sa participation aux combats : « Il y a quelques intrépides citoyens que l’on remarque partout où le péril existe. Ce sont MM. Paulin, Perrotin, Babeuf, Brissot, libraires, Bigy. » Il est indiqué pour avoir reçu, comme ancien condamné politique, un secours de cent vingt-cinq francs en décembre 1833, un secours de cent vingt-cinq francs en janvier 1834. Histoire de la révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830, Fayot, tome premier, Paris, Hocquart jeune éditeur, 1830, p. 115 ; Histoire de Louis-Philippe, roi des Français, Boudin, Amédée, Paris, au bureau de la publication, 1847, tome Ier p. 340 ; Etudes sur la mort volontaire, Du suicide politique en France, de 1789 à nos jours, Des Etangs, Paris, Masson, 1860, p. 364 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées aux condamnés politiques, résidant à Paris, pour le mois de décembre 1833 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées aux condamnés politiques, résidant à Paris, pour le mois de janvier 1834.