Bacarisse, Etienne
Biographie
Né le 19 mars 1783 à La Réole (Gironde). Ancien officier, établi loueur de cabriolets. Il fut blessé par un coup de feu reçu au genou gauche (mais aux jambes et au genou gauche in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II). Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, citoyens habitants de Paris, déclarons et attestons qu’il est à notre connaissance que M. Bacquarise (sic) dit Bacqui, Etienne, officier de la vielle garde, demeurant rue de l’Ouest n° 3, n’a cessé d’être au rang des braves citoyens qui ont vaillamment combattu pendant les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, que sa bravoure a donné lieu à un article en sa faveur dans les journaux (article non retrouvé, N.D.A.) et que ledit Bacquarise, dit Bacqui, a, le 29, enlevé, à la tête de quinze hommes qu’il commandait, une pièce de canon et un caisson aux troupes suisses qui faisaient feu sur le peuple dans la rue de Babylone, qu’ayant reçu une blessure à la jambe droite il n’a pas abandonné la pièce de canon ni le caisson, qu’il a remis au général Lafayette à l’Hôtel de ville, qu’en un mot la conduite et la bravoure de cet ex-officier est digne de tout éloge. » Signé le 11 août 1830 : Gibert-Arnaud (voir Gibert-Arnaud, Jean, Joseph), ex-officier, demeurant 5, rue Froidmanteau ; chevalier Testor, « sous les ordres de M. Bacquarise dit Bacquis », demeurant 375, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Deleau, ancien officier, demeurant 21, rue Saint-Thomas-du-Louvre ; Delaveau ; Valois, ex-adjudant sous-officier, demeurant 6, rue des Fossés-Montmartre ; Brame, Jules (voir ce nom), qui ajoutait : « Je, soussigné, officier d’état-major de la garde nationale de Lille, certifie avoir vu, à la prise de la caserne de Babylone, à laquelle j’assistais comme élève inscrit, le sieur Bacquaris (sic) dit Bacqui, Etienne, lequel s’est fait remarquer par son intrépidité et sa bravoure. » Noël, Louis, Adrien (voir ce nom), demeurant 145, rue Montmartre, ajoutait l’apostille suivante : « Je certifie que le sieur Bacquarise (sic) dit Bacqui, ex-officier de la vieille garde, a constamment veillé au caisson et à la pièce prises par lui et que grâce à ses soins aucun accident n’est survenu. Le sieur Bacquarise mérite tous les éloges possibles pour son zèle et son dévouement pendant huit jours que les pièces ont été sous mon commandement. Il a maintenu une discipline sévère à ceux qui étaient sous ses ordres, il n’a pas quitté son poste un seul instant, soit à la Bourse, soit à la Grève, soit à Rambouillet et qu’il n’a quitté qu’au dernier moment (sic). » Novince, Pierre, François (voir ce nom) ajoutait, le 13 août 1830, l’apostille suivante : « Le commandant du poste de la Bourse, soussigné, atteste que le sieur Noël a été chef de pièce d’artillerie audit poste et qu’on peut ajouter foi au certificat qu’il donne au sieur Bacquaris. » Le capitaine d’état-major, de Saillet (illisible), ajoutait, le 19 août 1830, l’apostille suivante : « Le nommé Bacquaris dit Bacqui faisait partie des hommes qui ont été à Rambouillet avec l’artillerie. Je n’ai eu qu’à me louer de lui. » Le général Dufour (voir Dufour, Pierre, Charles, Antoine), ajoutait, le 17 août 1830, l’apostille suivante : « J’atteste que l’exposant, ancien officier de la vieille armée m’a remis à la Bourse, où j’avais établi mon quartier, une pièce de canon et un caisson qu’il a enlevés à ses risques et périls aux ennemis de la liberté et qu’il a contribué à diriger cette même pièce pour la défense de la patrie. » Le général Lafayette le recommandait enfin « avec beaucoup d’intérêt ». Le commissaire de police du quartier du Luxembourg attestait que Bacquaris demeurait depuis six mois environ au 3, rue de l’Ouest et que sa conduite n’avait donné lieu à aucun reproche. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. On trouve, sur les listes de la mairie, l’apostille suivante en face de son nom : « Mauvais renseignements. » Il reçut un secours de cent vingt francs, le 24 décembre 1830, un secours de soixante francs, le 28 janvier 1831, un secours de vingt francs, le 4 février 1831, un secours de quarante francs, le 18 février 1831, un secours de quarante francs, le 18 mars 1831, un secours de trente francs, le 18 avril 1831, un secours de trente francs, le 18 mai 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 août 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 18 septembre 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il apparaît dans une liste préliminaire de décorés de la Croix de Juillet (sous le nom de Basquarisse dit Bacqui, Etienne) auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (in Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du [ancien] XIe arrondissement), mais la décision fut ajournée. Dans sa séance du 13 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, laissait au sujet de Bacquarisse la recommandation d’ajourner toute décision à son égard comme ayant appartenu à la police. Dans sa séance du 21 avril 1831, on trouve encore cette simple mention Police, inscrite en face de son nom, sur une liste de décorés dont l’attribution d’une décoration faisait polémique. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné (sous le nom de Bacaris, Etienne), donna, le 4 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu et par balle morte à la partie antérieure du condyle interne du fémur de la cuisse gauche, blessure cicatrisée mais avec gonflement et douleur dans le membre. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui a entraîné une incapacité temporaire (deux ans) et qu’il doit être rangé dans la deuxième classe des blessés. » Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de cent vingt francs (il est par erreur indiqué comme classé dans la 2e catégorie de la 2e classe sur les listes de la mairie in Archives de Paris, VD6 631 n° 1) auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut, à ce titre, une indemnité définitive de cent vingt francs et, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de six cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il avait primitivement fait une demande de pension mais l’enquête faite ayant constaté que la cause des blessures avait une origine étrangère aux événements de Juillet, la Commission avait, dans sa séance du 12 septembre 1831, rejeté la demande de pension. Il reçut de la part de la mairie du (ancien) XIe arrondissement, à titre de blessé non décoré, un habillement (soit une redingote, un gilet, un pantalon de coutil gris avec ses guêtres, un chapeau et des souliers). En 1830, il était père d’une fille, Marie, née vers 1816 à La Réole (Gironde) et qui demeurait avec sa mère. Il demeurait 12, rue Sainte-Marguerite en 1830-1831 ; 3, rue de l’Ouest (par exemple in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II et in Archives de la préfecture de police AA 371) en 1831 ; 4, rue des Deux-Portes en juin 1831 in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; de nouveau rue Sainte-Marguerite en août et septembre 1831 in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 (mais rue de Furstemberg en 1831 in Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du [ancien] XIe arrondissement, cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; et 12, rue Sainte-Marguerite et avant 3, rue de l’Ouest in Archives de Paris VD6 639 n° 6, tableau général des enfants appartenant aux veuves et blessés de juillet 1830, [ancienne] XIe mairie). Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 85, 87 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement, liste des citoyens blessés non décorés à habiller ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste supplémentaire) ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 (sous le nom de Bacaris) ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, Commission de la souscription nationale, titres provisoires des parties prenantes, reçus en échange des titres définitifs délivrés par la mairie, blessés, secours définitifs, idem fourniture d’habillements faites aux blessés non décorés domiciliés dans le XIe arrondissement de Paris, idem liste des citoyens blessés non décorés du XIe arrondissement, qui viennent d’être habillés, idem bulletin des blessés non décorés, idem cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 6, tableau général des enfants appartenant aux veuves et blessés de juillet 1830, (ancienne) XIe mairie ; Archives de Paris VK3 19, lettre en date du 1er février 1832 de la préfecture de la Seine au maire du (ancien) XIe arrondissement (il est indiqué ajourné [mais il est bien sur la liste définitive] en face de son nom), idem liste définitive des cas exceptionnels, idem séance du 13 février 1832 ; Archives de Paris VK3 29, séance du 13 avril 1831, séance du 21 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 30, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement de Paris, qui ont été classés par le jury médical et dont les lettres ont été déposées à la mairie ; Archives de Paris VK3 41 (sous le nom de Baccariste, Etienne) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, dossier indemnitaires 1re classe à 120 francs, (ancien) XIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement (cité deux fois) et état nominatif des sommes payées par la (ancienne) onzième mairie de Paris pour fournitures d’habillement aux blessés de Juillet, non décorés et domiciliés dans cet arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (douze) citoyens rangés conditionnellement par le jury médical dans les blessés pensionnés ou indemnisés et rejetés par la Commission, attendu qu’il a été constaté que leurs blessures étaient le résultat de causes étrangères aux événements de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIe arrondissement, blessés de 1re classe et cas exceptionnels ; Archives de la préfecture de police AA 371.