Baccosse de Montmahon, Louis, Joseph, Alexandre (ou Bacoff Momahon in Archives de Paris Vbis7K4 1 et Archives de Paris Vbis7K4 3 et Archives de Paris VD6 559)

Biographie


Né le 18 octobre 1791 à Fédry (Haute-Saône). Ancien militaire, enrôlé volontaire le 14 septembre 1808 au 10e régiment de hussards, passé au 11e régiment de chasseurs à cheval en 1809, nommé brigadier le 15 septembre 1810, chasseur le 4 décembre 1810, passé à la compagnie de gendarmerie de l’Oise le 24 janvier 1811, à la légion d’élite le 7 mars 1811, maréchal des logis en chef des lanciers rouges (? ou des officiers payeurs) de la garde impériale le 3 avril 1813, maréchal des logis en chef le 6 avril 1813, passé au 2e régiment des lanciers de la ligne le 24 juin 1814, il participa en 1813 à la campagne de Saxe, en 1814 à la campagne de France. Il reçut, après la révolution, un total de cinq cents francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut (sous le nom de Bucoffe) un secours de dix francs, le 25 septembre 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous les nom et prénoms de Bacoff, Monnahon, Louis, Joseph sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur). Il attesta la conduite de Pouillie, Firmin, Louis pendant les journées de Juillet et particulièrement au désarmement du poste de l’Abbaye, désarmement auquel il avait lui-même coopéré. Il signa, comme « ancien maréchal des logis en chef, et officier payeur des lanciers de la garde impériale, demeurant 6, rue Sainte-Marguerite », le certificat suivant en faveur de Dupin, Mathieu, Auguste, François : « Les soussignés, habitants de Paris ([ancien] Xe arrondissement) et la plupart faisant partie de la garde nationale, connaissant depuis longtemps la moralité de M. Dupin, Mathieu, Auguste, François, ancien élève en droit à l’Ecole de Rennes et demeurant rue de Verneuil n° 22, attestent sur leur honneur que si, dans la soirée du 28 juillet dernier, quarante gardes nationaux environ, dont il faisait partie, ont échappé à une mort presque certaine, on ne le doit qu’aux observations et au courage de M. Dupin, qui, s’adressant au maire (M. Hutteau d’Origny), lui dit avec énergie : “Vous aurez plus tard à répondre à la Nation du sang français que vous allez faire couler !!!” A peine, ces braves gardes nationaux, pénétrés de l’observation de M. Dupin, furent-ils sortis de la cour de la mairie qu’un bataillon d’un régiment suisse, soutenu d’une compagnie de grenadiers à cheval de la garde royale se présente à cette mairie, dans l’espoir d’y commettre un nouveau crime, qui sans doute était prévu. Il faillit, dans cet événement être fait prisonnier au coin de la rue de Beaune et celle de Verneuil. » Il ajoutait qu’il approuvait « avec plaisir le certificat ci-dessus car pendant plusieurs heures, dans les moments les plus périlleux, j’ai été à ses côtés et j’ai même failli d’être fait prisonnier avec lui » Aussi, comme « ancien maréchal des logis en chef de l’ex-garde impériale, au 2e lanciers, demeurant 6, rue Sainte-Marguerite » ce deuxième certificat en faveur du même : « Nous, soussignés, certifions pour rendre hommage à la vérité que le sieur Dupin, Mathieu, Auguste, François, demeurant rue de Verneuil n° 22, a pris une part très active au désarmement du poste de l’Abbaye. Le 28, il a failli être fait prisonnier par les Suisses qui vinrent à la mairie du (ancien) Xe arrondissement et c’est aux sollicitations de quelques-uns de ses camarades armés qu’il n’a pas fait feu sur le commandant des Suisses, qu’il voulait tuer, dans la crainte que cette action n’attirât de sanglantes représailles. Il a riposté dans la soirée du même jour et l’un des derniers, au feu partant du Louvre, étant posté au pont des Arts. Il faisait encore partie, le 29, des combattants qui ont pris le Louvre. » Il précisait aussi : « Dans la journée du 28, M. Dupin fut presque constamment à mes côtés. 1°) Au désarmement du poste de l’Abbaye. 2°) A l’arrivée des Suisses dans la rue de Verneuil, où nous fûmes cernés par eux et toute la soirée où nous essuyâmes le feu continuel qui partait du Louvre. » Il y prêta son serment de décoré de la Croix de Juillet, le 16 mai 1831, reçut sa croix le 21 juin et son brevet le 20 août 1831 (par l’intermédiaire d’une procuration qu’il fit pour son père). Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Bacoff-Montmachou), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il écrivit au ministère, en 1831, que, en cas de guerre, il se démettrait de son emploi et s’enrôlerait volontaire dans un corps de cavalerie. Sur la recommandation de la Commission des récompenses nationales, il fut nommé aux Eaux et Forêts comme garde à cheval à Decise (Nièvre), à Orléans en décembre 1831. En décembre 1831, il donna procuration à Charles, Claude, François, Joseph Bacoff, employé aux armées, demeurant 78, rue du Faubourg-Poissonnière, pour toucher en son nom toute somme lui revenant de la part de la Commission des récompenses nationales ou de la Commission de la souscription nationale. Il signa, en septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Marimond, Nicolas, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Les soussignés attestent qu’ils ont été témoins de la conduite du sieur Morimon, Nicolas (sic) pendant les 27, 28 et 29 juillet. Il s’est battu sur divers points et a montré le plus vif enthousiasme pour la sainte cause de la liberté. » Il fut nommé, le 12 mai 1832, garde à cheval des forêts à Sousshenheim (Haut-Rhin). En 1833, il fit une demande de secours ainsi rédigée : « Il y a un an que j’ai été envoyé ici avec un emploi de sept cent soixante francs, que j’ai accepté pour ne pas rester oisif. Pour m’y rendre, j’ai emprunté la moitié de mes appointements d’un an et je me suis caché dans une chaumière chétive, avec mon père aveugle, septuagénaire, sans pension après trente-deux ans de service dans les administrations militaires, avec ma mère au lit depuis dix ans, avec ma jeune femme et deux petits enfants. Je fais tout pour soustraire mon dénuement aux regards des curieux ; tout ce que nous possédions est engagé ou vendu, mais aujourd’hui je suis vraiment au désespoir et supplie Votre Seigneurie de ne pas me refuser un secours que je sollicite… » Il joignait à sa demande la copie d’un certificat qui lui avait été délivré et ainsi rédigé : « Le général Colbert, Edouard, le général Verdier peuvent rendre les meilleurs témoignages de M. Bacosse ; il était maréchal des logis en chef, aussi brave que bon comptable, il a rempli cet emploi avec zèle et intelligence ; il a même rempli les fonctions d’officier payeur. J’étais chef d’escadron au régiment. » Signé : Armand de Brisqueville illisible, député ; Jacqueminot, maréchal de camp, député. Le marquis de Marmier ajoutait l’apostille suivante : « Je me joins avec grand plaisir au bon témoignage que mes collègues rendent de M. Bacosse, dont je connais depuis longtemps les bons services et la moralité. » Il demeurait 78, faubourg Poissonnière en 1830 (mais 38, rue Sainte-Marguerite en 1830 in Archives nationales F/1dIII/36), puis à Désive (?) dans la Nièvre, 47, rue du Coq dans le faubourg Saint-Marceau à Orléans en 1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 83 (sous le nom de Bacoff-Montmachou) ; Archives de Paris Vbis7K4 1, Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 3 contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet du Xe arrondissement ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des décorés du Xe arrondissement) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 559 ; Archives de Paris VD6 631 n° 1 in dossier Pouillie, Firmin, Louis ; Archives nationales F/1dIII/33 état des candidats recommandés par la Commission des récompenses nationales, qui ont obtenu des emplois dépendant du ministère des Finances ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Bacoff Momahon, Louis, Joseph, Alexis, faire le changement ?) ; Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe (sous le nom de Bacoff-Montmachou) ; Archives de la préfecture de police AA 387 in dossier Dupin, Mathieu, Auguste, François ; Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Marimond, Nicolas.

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