Bachereau, Philibert

Biographie


Né vers 1795 à Saint-Gengoux (Saône-et-Loire). Armurier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il adressa la lettre suivante au général Fabvier, président de la Commission des récompenses nationales : « Etant de garde à l’Hôtel des postes, je viens de voir placardée sur les murs la décision que vous avez prise de ne plus recevoir de réclamations après le 12 courant pour ce qui concerne les récompenses accordées aux braves qui ont participé aux événements de la mémorable semaine. Puisque chacun de nous doit réclamer, je dois vous dire qu’ayant, dans les grands jours, disposé de tout mon avoir je me suis rendu en même temps acteur du drame, toujours prêt à combattre et toujours prêt à armer les combattants, nuit et jour, sans discontinuer. Je crois avoir assez mérité de la patrie pour que vous lui fassiez, sur ma demande, agréer les services de mon frère, en qualité de chirurgien de marine, où je suis certain qu’il se distinguera. Si les antécédents peuvent ajouter aux droits que je crois avoir mérités, j’ai combattu volontairement avec l’artillerie qui, en 1814, a vomi la mort dans les innombrables colonnes d’ennemis rassemblés dans les plaines de Toulouse, où, plus tard, on m’a vu en armes coopérer au maintien de l’ordre, troublé par suite de nos revers à Waterloo. Saône-et-Loire, mon pays natal, menacé et envahi deux fois par l’étranger, m’a vu partout en volontaire où le danger s’est présenté, à Chalon-sur-Saône, Mâcon, Tournus, Cluny et nombre de petites villes et villages où j’ai fait le coup de feu. En réponse à la lettre d’autre part, j’ai reçu l’invitation de me présenter à la Commission de mon arrondissement, où, étant, M. le président s’est exprimé ainsi : “M. Bachereau la Commission sait et apprécie ce que vous avez fait, mais elle ne peut accéder au désir que vous avez de présenter votre frère comme chirurgien, les récompenses devant être personnelles. Ainsi, que voulez-vous ? Voulez-vous la croix ? A quoi j’ai répondu que j’accepterais avec reconnaissance cette distinction, dont je me crois digne autant par les services que je me vis capable de rendre que par ceux que j’ai rendus. M. le président m’ayant dit : C’est bien, monsieur, nous inscrirons votre admission.” » La croix lui ayant été promise et ne l’ayant pas obtenue, il sollicita ainsi auprès de la Commission des réclamants de Juillet, de la rue Bourg-Labbé, par une lettre en date du 9 octobre 1831 : « […] Dans la plus profonde ignorance sur les motifs qui m’ont fait rejeter de la liste des décorés de Juillet, persuadé que je devais me consoler en voyant tant de braves plus dignes que moi envers la patrie. Puisqu’il en est d’autres qui ont à réclamer, j’espère que vous voudrez bien comme eux m’admettre et m’indiquer la marche à suivre […]. » Il demeurait 18, galerie Colbert en 1830-1831. Archives de la préfecture de police AA 371.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.