Barbier, Joseph
Biographie
Né vers 1769. Le 25 mars 1831, il adressa une lettre au ministre de l’Intérieur pour lui rappeler la pétition qu’il avait envoyée au roi, le 9 août ; il rappelait ainsi les termes de cette pétition : « Il [y] exposait qu’il avait pris une part glorieuse aux mémorables journées de Juillet, que lui seul avait sauvé la place Bauveau, en empêchant le passage des canons de l’ex-garde royale, en y faisant le premier pratiquer des barricades et abattre des arbres, qui empêchèrent le massacre que l’on projetait. Il fut tellement exposé que trois balles pénétrèrent dans ses vêtements ; mais il ne cessa de donner des preuves de son courage et paya d’une maladie les efforts qu’il fit pour la glorieuse cause de la liberté. Plusieurs propriétaires patentés peuvent rendre témoignage de son zèle et il suppliait Sa Majesté de lui accorder une petite pension, seulement pour le pain d’un vieillard qui toujours a été dévoué à [sa] cause, qui est atteint de six blessures dans les travaux du gouvernement, qui l’empêchent de se livrer au travail. Il vous supplie, Monsieur, vous qui êtes si bon, de vous intéresser à une famille bien malheureuse, sa femme étant toujours malade. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il demeurait 25, rue de la Bienfaisance, chez M. Turgot, en 1831. Archives de Paris VD6 92.