Barbier, Jean, Nicolas

Biographie


Né le 3 mars 1804 à Nancy (Meurthe). Confiseur. Il combattit à la porte Saint-Denis, à la porte Saint-Martin et à l’Hôtel de ville. Il déposa, le 29 août 1831, un dossier à la Commission des Réclamants de la rue Bourg-Labbé pour solliciter la décoration de Juillet. Il donnait copie des certificats suivants. Le premier : « Moi, Jean, Antoine, Simon (voir Simon, Jean, Antoine), peintre-vitrier en bâtiments, demeurant rue Maubuée n° 28, atteste de sur mon honneur avoir vu le sieur Jean, Nicolas Barbier, confiseur, se battre en tirailleur dans la journée du 28 juillet 1830, à mes côtés, où moi-même je fus blessé et au même moment où le 6e régiment de l’ex-garde royale a battu en retraite, sur les 7 heures du soir, se dirigeant de la porte Saint-Martin où je fus blessé pour aller rejoindre les boulevards Saint-Denis et autres boulevards. Ce n’est que après leur retraite que le dénommé ci-dessus a bien voulu m’accompagner chez moi. Je certifie en outre qu’il était porteur d’une arme à feu et que lui-même avait tiré près de moi très longtemps. » Le deuxième : « Je certifie que le sieur Jean, Nicolas Barbier, profession de confiseur, logeait chez moi à l’époque des journées de juillet 1830 depuis deux ans et qu’à cette époque il a pris part aux combats qui eurent lieu et principalement d’être battu au coin de la rue de la Poterie sur les Suisses qui étaient au coin de la rue du Mouton, depuis 8 heures du soir le 28 alternativement toute la nuit, qu’il ne s’est couché qu’à 2 heures du matin et repartit dès le matin, ce que j’atteste sur l’honneur pour lui servir et valoir au besoin. » Signé le 31 août 1831 : veuve Saint-Jame. Le troisième : « Je, soussigné, Gaidon, demeurant rue Saint-Martin n° 186, avoir vu le 27 et 28 juillet 1830, le sieur Jean, Nicolas Barbier, confiseur, travaillant dans la maison voisine n° 188 ; l’avoir vu à plusieurs reprises sortir et se dirigeant vers la porte Saint-Martin, armé de deux pistolets et une épée. » Signé, le 31 août 1831 : Gaidon. Le quatrième : « Je certifie sur mon honneur avoir vu les 27, 28 et 29 juillet, le sieur Jean, Nicolas Barbier, confiseur, travaillant dans la maison où moi-même je résidais en qualité de contremaître, j’assure l’avoir vu sortir à diverses époques de chaque journée, équipé d’armes à feu. Je lui ai moi-même distribué, le 28, de la poudre et des balles, étant, ce jour-là, à la tête de cinquante à soixante jeunes gens comme lui combattant. » Signé le 31 août 1831 : Montigny. Le cinquième : « Je certifie sur l’honneur avoir vu, le 29 juillet 1830 vers midi, le sieur Jean, Nicolas Barbier, armé de pistolets, venant de la porte Saint-Martin, et sa présence sur la place de l’Hôtel-de-Ville annonçait qu’il venait de faire le coup de feu et où il fut dirigé, ainsi que moi, sur la place de la Bourse où se trouvait le capitaine Bacheville. » Signé, le 4 septembre 1831 : Lemaitre, demeurant 2, rue Saint-Magloire. Un certificat de bonne vie et mœurs lui fut délivré par le commissaire de police du quartier des Arcis, sur l’attestation de Pelletier, Pierre, Vincent, marchand bonnetier, demeurant 14, rue de la Poterie et sur celle de Buisson, Jean-Baptiste, marchand fruitier, demeurant 4, rue de la Poterie. Il demeurait 10, rue de la Poterie-Saint-Jean en 1828-1830. 4, rue Saint-Bon en 1831. Archives de la préfecture de police AA 371.

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