Basset, Philippe, Victor
Biographie
Marchand épicier. Il était porteur du certificat suivant : « Nous soussignés, officiers et gardes nationaux, propriétaires et locataires de la ville de Paris, quartier du faubourg Saint-Denis, certifions et attestons à qui il appartiendra que M. Basset, Philippe, Victor, marchand épicier, et ancien caporal dans le 32e de ligne, demeurant à Paris, rue du Faubourg-Saint-Denis, n° 123, et qui a été blessé d’un coup de feu à l’affaire de Montereau (en 1814 pendant la campagne de France, N.D.A.), voulant, comme bon Français, coopérer à reconquérir la liberté sur le despotisme, s’est distingué par son courage et sa bravoure dans les immortelles journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; que, s’étant mis à la tête de ses braves voisins, il s’est porté à la caserne de l’Ave-Maria, où les élèves de l’Ecole polytechnique lui ont distribué des armes ; qu’il fut ensuite chercher de la poudre chez un marchand de vins place Maubert ; qu’il se transporta ensuite chez M. Tramblot, fabricant de pistons, pour avoir des balles ; que, de retour chez lui, il me mit avec ses voisins à faire des cartouches ; qu’ayant distribué des armes et des munitions aux personnes des environs, il se porta à leur tête à l’attaque du Louvre et des Tuileries ; que, là, il a exposé bravement sa vie, au milieu des dangers les plus éminents ; que, le 3 août, ayant entendu battre le rappel, il s’est rangé dans la compagnie du capitaine adjudant-major Desolliers, son voisin, qui avait reçu l’ordre de nous porter sur Rambouillet ; qu’arrivé à peu de distance de cette ville, on reçut l’ordre du général en chef de rétrograder ; qu’arrivés à Saint-Cyr, ils ont protégé la maison royale et l’ont occupé et qu’il a été nommé sergent du poste par le capitaine Desolliers ; qu’enfin M. Basset, d’un patriotisme dévoué, a constamment donné des preuves de courage, excité ses compagnons par son exemple et qu’aucun Français, ancien militaire, n’est plus sincère défenseur des libertés publiques et dévoué au nouveau roi des Français, protecteur de la Charte. » Cette attestation était signée par Bouché, fabricant de papiers peints, demeurant 123, rue de la Ferme-Saint-Lazare ; Othe, Messier (ou Bouche Messiere, Othe), ancien caporal du génie ; A. Butteux ; Vitton (ou Vuithon), demeurant rue de la Ferme-Saint-Lazare ; J.-L. Veroudart ; Bativelle ; Lefebvre. Une apostille de Degousé le recommandait comme ancien membre de la compagnie de Desolliers. Une autre apostille du général Exelmans le recommandait, pour s’être placé sous son commandement pendant l’expédition de Rambouillet, afin d’entrer dans la garde municipale. Le capitaine Dessoliers attestait que Basset avait servi comme sergent dans sa compagnie depuis les Champs-Elysées jusqu’à Rambouillet, et que « son zèle et son courage ont constamment été l’exemple de ma compagnie ». Le maire de l’arrondissement le recommandait comme « digne d’obtenir une place dans l’administration forestière des bois de la couronne ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le seul nom de Basset sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel, sur celles de la mairie et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). En 1830, il était grenadier à la 2e compagnie du 4e bataillon de la IIIe légion de la garde nationale. Il fut nommé garde municipal à cheval. Il reçut, en 1833 à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet, une gratification de vingt-cinq francs à titre de décoré de Juillet. Il demeurait 123, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1831 ; à la caserne des Minimes en 1834. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le seul nom de Basset) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 (sous le seul nom de Basset) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement (sous le seul nom de Basset) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement (sous le seul nom de Basset) ; Archives nationales F/9/1155. Il y a un Basset, décoré, qui signe, en 1832, une pétition de Debry, Didier, pour que ce dernier obtienne son classement dans la 3e classe des blessés et donc pensionnés in Archives nationales F/1dIII/52 dossier Debry, Didier.