Bassoy, Louis, Auguste

Biographie


Né le 29 février 1793 à Paris. Ancien militaire, devenu glaisier. Il combattit, le 28 à la place de Grève, sous les ordres de César, Louis, Bienvenu (voir ce nom) et fut légèrement blessé ; il n’en continua pas moins de combattre et, le 29, il participait à la prise du Louvre et des Tuileries. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Sceaux. Marié, père d’un enfant, placé dans une « position malheureuse », il sollicita un emploi dans un ministère. Il rappelait qu’il avait combattu « avec activité et a été un des premiers combattants à la place de Grève où il était présent à la prise du drapeau des Suisses et un des premiers à la prise de la ville (lire de lhôtel de ville, N.D.A.). Et le 29, au Louvre où l’exposant a combattu avec le même acharnement. S’est conduit comme un brave citoyen ». Il joignait à sa demande un certificat signé de Moisson, marchand de vins 8, rue des Grands-Degrés, et de César, demeurant rue Saint-Victor (voir ce nom), qui attestaient l’avoir vu combattre avec eux « le 28 sur le quai faisant face à la Grève et le 29 au Louvre et aux Tuileries ». Il était porteur d’un autre certificat, signé de Bazière, Jacques, Cyr (voir ce nom) et de Thirouin (la première lettre est illisible, il demeurait à la Maison-Blanche) et ainsi rédigé : « Nous certifions, défenseurs de nos libertés et gardes nationaux volontaires, que le sieur Bassoy, Louis, Auguste, glaisier, demeurant à la Maison-Blanche, commune de Gentilly, a montré un courage digne d’être français le 28 et 29 juillet ; à la Grève le 28 juillet et au château le 29 juillet. Certifié pour l’avoir vu avec un fusil en défendant sa patrie comme un vrai citoyen le 28 juillet à 11 heures du matin au bout du pont d’Arcole. » Quelque temps après la révolution, il écrivait au général Lafayette afin d’obtenir un secours ; sa blessure, jointe à une très grande fatigue occasionnée par les combats l’avait reçu incapable de travailler : Il s’était, expliquait-il, « présenté à monsieur le maire de sa commune pour recevoir des secours ; il n’a rien obtenu. Le maire aime mieux s’occuper de faire rentrer le curé, qui est un jésuite, que de donner des soulagements aux anciens militaires qui ont défendu la cause de la liberté ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux. Sa médaille lui fut remise le 6 juillet 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, en 1850, en 1851 et en 1852, chaque fois à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 48, Maison-Blanche à Gentilly en 1830 ; à Gentilly en 1831 ; 112, grand-rue à Vaugirard en 1849-1851 ; 148, grand-rue à Vaugirard en 1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 ; Archives de Paris VK3 37, dossier Médailles (sous le nom de Bassoi) ; Archives de Paris VK3 41 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40, idem 44 et suivantes, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134 (sous le nom de Bassois, Louis, Auguste), idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199 (sous le nom de Bassoy, Louis, Auguste), idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852 (sous le nom de Bassoy, Louis, Auguste). Voir Bassoi ?

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