Beaufort, Paul, Arthaud
Biographie
Né vers 1800. Etudiant en médecine. Il sollicita, à titre de récompense nationale, d’être dispensé du paiement de ses droits universitaires. Il fut exempté, sur proposition de la Commission des récompenses nationales du paiement des frais universitaires pour parvenir au grade de docteur en médecine. Il avait donné ses soins à Poignant, Marie, Joseph (voir ce nom), atteint d’une inflammation pulmonaire après les combats de Juillet, et délivra, le 16 février 1831, le certificat suivant pour éclaircir les causes du décès de ce dernier : « Je, soussigné, élève en médecine de la faculté de Paris, certifie que M. Poignant, Marie, Joseph, domicilié rue des Fossés-Saint- Jacques n° 9, m’a appelé pour lui donner des soins et que j’ai reconnu, après examen, une inflammation de la membrane muqueuse du poumon, avec expectoration abondante de sang. Je dus alors m’appliquer à faire cesser ces symptômes et ce n’est qu’avec peine que je parvins à me rendre maître de l’hémorragie pulmonaire. L’inflammation de la membrane muqueuse du poumon persistait lorsque le malade fut pris d’une gastro-entérite intense. La maladie se compliquant, j’eus recours aux lumières de M. Legueule, docteur en médecine de la faculté de Paris, rue du Monceau-Saint-Gervais n° 9, qui, après avoir interrogé le malade, pensa que l’inflammation des poumons s’était portée sur le tube digestif et avait donné lieu à la nouvelle maladie. Cependant, malgré un traitement méthodique, nous n’avons jamais pu nous rendre maître entièrement de l’inflammation et quoique le malade semblait devoir entrer en convalescence, que quelques aliments lui avaient été permis, que même il faisait quelques tours de promenade dans sa chambre, il rechuta de nouveau. Le parenchyme du poumon s’enflamma, une vaste péripneumonie se déclara, la résolution n’ayant pu s’opérer, le malade succomba à tant de secousses. Le 30 juillet, époque à laquelle je fus appelé, je reconnus que M. Poignant, Joseph, Marie (sic), d’une santé faible et délicate déjà, avait gagné son hémoptysie dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; que la trop grande part qu’il avait prise aux combats et à la formation des barricades était la cause évidente de sa maladie, dont les autres n’ont été que le résultat. On peut donc dire hardiment que le malade est mort des suites de sa maladie, gagnée aux événements de juillet 1830. » Il demeurait 25, quai Saint-Michel en 1830. Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, état de demandes de dispenses de droits universitaires et état des dispenses de frais d’études et de réception accordées à des étudiants en droit et en médecine sur les propositions de la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Poignant, Marie, Joseph.