Behuré, Etienne

Biographie


Né vers 1810. Il demanda, en août 1831, la décoration de Juillet parce que « le 28 juillet 1830, il s’est battu dans la rue Saint-Honoré à Paris, qu’il a tenu bon toute la journée ; que le 29 au matin il a travaillé aux barricades du pont de Neuilly ; qu’après ce il a, le premier, arboré le drapeau tricolore sur la caserne de Courbevoie et qu’ensuite, revenu à Paris, il a combattu à la barrière de l’Etoile contre les troupes ou les différents corps de la garde royale ». Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, dans l’intérêt de la patrie et de la vérité, certifions que M. Etienne Behuré, de Courbevoie, s’est particulièrement distingué dans les journées de Juillet, quoique nous ne puissions pas spécifier les périls qu’il brava le 28 à Paris, nous ne rendrons pas moins bon témoignage de ce qu’il a fait ici avec nous le 29. Dans la matinée du 29, il s’est rendu sur la place avec nous, pour prendre part au projet que nous avions formé d’entrer à la caserne, où il nous a suivis, en nous aidant à en forcer les grilles, malgré les baïonnettes croisées sur nos poitrines ; il était aussi du nombre de ceux qui ont arrêté un détachement qui venait pour prêter main forte aux soldats du 4e régiment de la garde royale qui gardaient la caserne. Quand nous avons marché sur Paris, il était avec nous. Il a travaillé avec une activité remarquable aux barricades du pont de Neuilly et de Neuilly même. Lorsque nous avons rencontré les différents corps de la garde royale, qui débouchaient avec confusion par la barrière de l’Etoile, il s’est distingué par son courage parmi les tirailleurs dont était composé notre petite armée. Enfin nous certifions que sa conduite est digne d’éloge et espérons que messieurs les membres de la Commission des récompenses nationales voudront bien le comprendre dans la liste supplémentaire des combattants de Juillet. » Signé le 5 août 1831 : Durand, E., adjoint ; Thiébault (voir Thiébault, Constant, Félix), décoré de Juillet ; Croizat, fils, décoré de Juillet (voir Croizat, Aristide). De la même manière, son lieutenant, Leroux, B. (voir Leroux, François, Benjamin), le recommandait auprès de la Commission, en date du 6 août 1831. Il était grenadier au 3e bataillon de la IIe légion de la garde nationale de la banlieue. Il n’avait jusque-là rien demandé à la Commission, croyant qu’il avait été pris note de sa conduite. Il lui fut répondu par la circulaire faisant valoir que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et qu’il ne pouvait, en conséquence, pas être donné suite à sa demande. Il déposa sans doute un dossier à la Société des réclamants de la rue Bourg-Labbé. Il demeurait 4, rue des Champs à Courbevoie en 1831. Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives de la préfecture de police AA 372 (sous le nom de Behuré, Louis, Etienne).

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