Bendix, Albert, Salomon

Biographie


Fils de Jacob-Salomon, qui épousa le 29 nivôse an XI (19 janvier 1803) Bendix, et dont il prit le nom et pour prénom Saint-Firmin devant la mairie de Bordeaux. Clerc de notaire. Il parut avoir combattu dans plusieurs endroits de Paris pendant les journées de Juillet. Personne n’eut jamais plus de nouvelle de lui. Il laissa la lettre suivante à son père : « La voix de la patrie est plus forte que la vôtre. Je succomberai pour la cause de la liberté de tous ou je reviendrai vous presser dans mes bras avec son triomphe. Protégez ma famille : c’est aux pères de famille qu’il appartient de rester près des leurs pour les garantir de tout danger. Je suis armé. M. Legendre a abandonné sa femme prête à accoucher pour suivre l’élan national. Je n’y résisterai pas. Au surplus, mon cher père, le sang m’a trop longtemps bouillonné dans les veines, je mourrai consumé par lui. Votre fils, Alfred. A tous les miens, à Lucien, à Eugène. Si l’ennemi entre dans nos maisons, il faut mourir. » Le Constitutionnel, en date du 7 août 1830, donna l’avis suivant : « M. Albert Saint-Firmin Bendix, clerc chez M. Legendre, agréé au tribunal de commerce, rue Coq-Héron, n° 8, a disparu depuis le 30 juillet. Signalement : Taille de cinq pieds, cheveux bruns, bouche moyenne, yeux bruns, figure ovale et maigre généralement, âgé de 24 ans. Il était vêtu d’une redingote de mexicaine noire, pantalon de satin turc noir, des bottes, la marque de son linge est A B et A S, un mauvais chapeau noir. Il était armé d’une pique et d’un grand couteau. Les personnes qui pourront donner quelques renseignements sur ce jeune homme, sont priés de les faire parvenir, soit à M. Legendre, ci-dessus indiqué, ou chez son père, rue de Bondy, n ° 62. » Le dossier d’examen des droits que son décès ouvrait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Cependant, le 13 juillet 1831, son décès ne parut pas suffisamment constaté par le tribunal pour déclarer Bendix décédé. Son père était né Jacob, Salomon, en février 1777 à Rouen (Seine-Maritime), marié à Bendix, dont il prit le nom, auquel il adjoignit le prénom de Saint-Firmin. Selon la coutume, étant juif, il n’avait pas d’état civil et ses indications d’état civil n’étaient données que par des certificats de notoriété. Le père demeurait 62, rue de Bondy en 1830-1831. Le Constitutionnel, 7 août 1830 (sous le nom de Bendix Saint-Firmin, Albert) ; Le Figaro, 5 août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses national, état nominatif des personnes dont la mort n’a pu être constatée et pour lesquelles la Commission demande qu’il soit fait une enquête ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives nationales F/1dIII/48 in dossier Cataigne, Pierre ; Archives nationales F/1dIII/64 in dossier Lucotte.

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