Beneau, Nicolas

Biographie


Ouvrier raffineur chez Roses ou Kores illisible à Montrouge. Il adressa, le 20 août 1830, la lettre suivante au préfet de la Seine : « Monsieur le préfet, Nicolas Renaud (lire Beneau, N.D.A.) et Jacques Couturier, ouvriers raffineurs, ont l’honneur de vous exposer qu’ils travaillaient à Montrouge et que le 28 juillet de grand matin ils se sont rendus à Paris, ont pris les armes, se sont joints aux combattants et ont été partout depuis le moment où il y avait besoin de force, ont assisté à la prise du Louvre et des Tuileries, sont allés avec leurs camarades d’armes à Saint-Cloud et à Rambouillet, qu’ensuite ils ont été inscrits dans la garde nationale mobile le 6 de ce mois et ont été en subsistance à l’Ecole militaire jusqu’au 14 dudit, qu’on les a licenciés ; mais n’ayant reçu que chacun neuf francs au lieu de vingt-deux francs cinquante que les autres ont reçus et n’ayant obtenu aucune récompense, ils vous supplient, monsieur le préfet, de leur faire accorder une indemnité et la récompense promise aux défenseurs de Paris, qui ont tout quitté pour la Patrie ; que, privés de leur ouvrage, le raffineur qui les employait les ayant remplacés pendant leur absence, et ne sachant où en trouver, ils se trouvent dans la plus grande détresse et attendent avec peine les secours qu’il vous plaira de leur faire donner. » L’exactitude des faits avancés dans la lettre était certifiée par une apostille du maire de Montrouge, une apostille de Château Giron (voir Château Giron de, René, Charles, Hyppolyte) et du sous-préfet de Sceaux de Jussieu (voir Jussieu de, Christophe-Alexis-Adrien). Pailhès (voir Pailhès baron, Antoine), commandant supérieur de l’Ecole militaire, par un certificat en date du 16 août 1830, attesta qu’il avait été inscrit pour faire partie de la garde nationale mobile et avait été en subsistance à l’Ecole militaire depuis le 6 août jusqu’au 14 août 1830. Le 30 octobre 1830, le maire donnait les renseignements suivants à son sujet et à celui de Couturier, Jacques : « Les pièces ci-jointes ont déjà mises sous les yeux de la Commission de l’arrondissement de Sceaux, qui a reconnu l’exactitude des faits et la justice des réclamations. De nouvelles informations prises auprès du raffineur chez lequel ils travaillaient établissent positivement que Couturier a perdu son travail par suite de son absence, l’ouvrage qu’il faisait ne pouvait pas souffrir d’interruption. Quant à Beneau (et non pas Renaud) il a retrouvé de l’ouvrage à la raffinerie et s’il l’a quitté ça a été de son propre mouvement. On dit ces deux hommes partis pour l’Espagne. La question des neuf francs au lieu des vingt-deux francs cinquante n’est pas de la compétence du maire » Il demeurait 5, grand-rue à Montrouge en 1830. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Archives de Paris VK3 51 (orthographié par erreur Renaud et classé par erreur à Renaud, Jacques).

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