Benoist, Antoine, Auguste
Biographie
Né le 7 ventôse an VII à Toulon (Var), de Benoist, Louis, Thomas et de Demiante, Marie, Sophie, son épouse (elle-même née vers 1778 à Arras dans le Pas-de-Calais). Son père, inspecteur aux vivres, était mort à Saint-Domingue, laissant une veuve et deux enfants en bas âge. Il fut recueilli par Larmet, capitaine au 112e de ligne, mais celui-ci périt en Autriche, en 1809. « Abandonné de nouveau et errant de corps en corps, il fut admis dans le 6e de ligne alors à Rome, n’ayant encore que 11 ans et par la protection spéciale du général comte Miolis, il fut reçu comme tambour dans le régiment le 1er mai 1810, où il est resté jusqu’en 1813 et fut fait prisonnier à la suite d’une blessure qu’il reçut à l’affaire de Leipzig et il ne fut délivré qu’en se disant italien, militaires auxquels on accordait la faveur de retourner dans leur patrie. Arrivant à Bologne en Italie, où l’armée de Murat roi de Naples se trouvait, il y prit du service dans un de ses corps où il a constamment servi jusqu’en 1815 et est venu rejoindre sa malheureuse mère livrée à la plus affreuse misère. Depuis ce moment, il n’a cessé de se livrer, à Paris et aux environs, aux travaux les plus pénibles pour soutenir son indigence et celle de son frère tellement estropié qu’il ne peut en aucune manière pourvoir aux plus faibles besoins. » Fondeur. Il combattit le 27 juillet 1830, et fut blessé, le 28, de deux coups de feu reçu l’un au bras droit, l’autre à la main droite, place de Grève. Il fut soigné durant une vingtaine de jours à l’Hôtel-Dieu. Il reçut (sous le nom de Benoit) un secours de soixante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Il était porteur du certificat suivant : « Je certifie que le nommé Benoist, Antoine, Auguste, demeurant rue des Mauvais-Garçons, faubourg Saint-Germain n° 13, s’est battu sous mes ordres à la place de Grève le 28 juillet, où il a reçu une balle dans le bras et une dans la main. » Signé, le 15 août 1830 : Cezar (voir César, Louis, Bienvenu), demeurant 53, rue Saint-Victor ou 153, rue Saint-Victor. Suivaient les signatures de : Letouzé, demeurant 13, rue des Mauvais-Garçons, qui certifiait véritable le certificat ; Etienne, demeurant 11, rue des Mauvais-Garçons, qui certifiait véritable le certificat ; Josso fils aîné, demeurant 6, rue des Mauvais-Garçons, qui certifiait véritable le certificat ; Blanchet, H., marchand liquoriste, demeurant 10, rue des Mauvais-Garçons ; Dutertre, sergent fourrier de la Xe légion mobile de la garde nationale ; Marie ; Majoue, demeurant 11, rue des Mauvais-Garçons ; Brevinion ; Froger, épicier, demeurant 10, rue des Mauvais-Garçons. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Benoit sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu, en gouttière profonde, au bras droit, de sa partie antérieure vers la postérieure à la hauteur et en travers de l’insertion du deltoïde ; blessure guérie mais un peu de gêne dans les mouvements. » Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. A sa sortie de l’hôpital, il demanda des secours tels qu’il puisse trouver les moyens de « subvenir au soulagement de l’auteur de ses jours, de trouver une compensation de son temps perdu, des souffrances qu’il a endurées et qu’il endure encore quoique moins grandes et, enfin, de lui accorder tout ce qu’on voudra bien accorder à un homme dont le dévouement à la cause publique est sans borne ». Il était aussi le soutien de son frère. Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut cependant l’un des signataires (voir la liste à Palbra, Armand, Pierre) de la pétition qui, le 9 mai 1831, protestèrent contre les conditions dans lesquelles s’était faite la réunion du passage Saumon et réaffirmaient sa fidélité à Louis-Philippe. Cette pétition était ainsi rédigée : « Les soussignés, décorés de la Croix de Juillet, considérant qu’ils doivent à leur conscience de manifester leur opinion sur le résultat de la séance tenue au passage du Saumon, le 6 mai dernier, ont arrêté de rendre publique la déclaration suivante. Les hommes de Juillet, dévoués avant tout à leur pays ont combattu pour renverser l’arbitraire, secouer le joug qu’on voulait imposer à la liberté, renverser du trône le roi parjure. Déposant les armes immédiatement après leur victoire, ils accompagnèrent de leurs acclamations le lieutenant-général du royaume à l’Hôtel de ville et bientôt après reconnurent en lui le roi des Français, le roi citoyen. Fidèles à leur dévouement, ils ne demandèrent, ils ne sollicitèrent aucune faveur ; la loi du 13 décembre 1830 décerna des récompenses nationales à ceux qui dans les grandes journées de Juillet avaient sauvé la patrie, versé leur sang pour elle et mérité par leur conduite de voir leurs noms inscrits aux tables de nos lois. Une commission dont les membres choisis parmi les citoyens qui avaient pris la part la plus glorieuse aux événements de la grande semaine fut instituée ; un travail long et consciencieux fut le résultat de recherches et d’investigations pénibles ; le zèle des commissaires et des jurés quoique toujours à l’épreuve ne se ralentit pas ; enfin 1528 citoyens furent désignés par la Commission pour recevoir la décoration spéciale que leur accordait la loi. Immédiatement un rapport présenté au roi par le président du Conseil des ministres lui proposa de décerner lui-même ces récompenses au milieu des trophées de notre gloire militaire, sous les yeux de nos héros mutilés, dans le temple même où Napoléon voulut rehausser l’éclat de l’ordre qu’il avait fondé, par la vue de nombreux étendards conquis par le courage français, au nom de la patrie et de la liberté. Le rapport du ministre fut suivi d’une ordonnance qui apporte deux modifications dans la proposition de la Commission, l’une repose sur la couleur du ruban, l’autre sur l’inscription ajoutée à la décoration ; l’ordonnance prescrit en outre la formule suivante du serment que doit prêter chaque décoré : “Je jure fidélité au roi des Français, à la charge constitutionnelle et aux lois du royaume.” Les soussignés n’entreprendront point de combattre les motifs qui ont engagé leurs camarades à repousser les dispositions qui viennent d’être énoncées, ils se contenteront seulement de manifester leur opinion quant à ces dispositions. Les soussignés auraient vu avec satisfaction que l’ordonnance du roi maintînt la couleur du ruban proposé par la Commission, attendu que celui adopté est identiquement semblable aux deux ordres espagnols créés en 1808 et 1809 (Voyez la Collection historique des ordres de chevalerie par Perrot, Paris, 1820, deux volumes in 4° n° 42 et 45). Ils déclarent que ces mots Donné par le roi ne changent pas à leurs yeux la nature de la récompense, qui est et ne peut être qu’une récompense nationale et non une faveur royale ; qu’ils ne voient dans ces mots Donné par le roi que l’expression manifeste du désir de Sa Majesté d’associer son nom aux événements glorieux de Juillet, attendu que le roi ne peut aux termes mêmes de la loi ajouter ni retrancher aux noms inscrits par la Commission des récompenses nationales. Quoique, selon eux, aucune disposition législative ne les contraigne à la prestation du serment déterminé par l’ordonnance du 30 avril dernier, ils déclarent qu’ils prêteront serment de fidélité au roi des Français, gardien de la liberté, à la charte constitutionnelle qui la consacre, aux lois du royaume qui la présenteront enfin dans tout son éclat ; ils ne voient dans ce serment ni un acte de féodalité, ni un souvenir du Moyen Age, ni un lien de vassalité. Ils ont trop de franchise pour ne pas déclarer qu’armés pour la liberté, ils ont déposé les armes lorsqu’elle fut reconquise et qu’ils sauraient les reprendre de nouveau si jamais elle était menacée. » Il y prêta son serment de décoré de la Croix de Juillet, à la mairie du Xe arrondissement le 12 juillet, reçut sa croix le même jour et son brevet le 17 août 1831. En juillet 1835, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Benoit, Auguste, et il signa bien du nom de Benoit) une gratification de sept francs et cinquante centimes à titre de décoré non pensionné. En juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs et trente centimes, à titre de décoré non pensionné. Garde national à la IIIe légion, tambour en 1831, il combattit en février 1848. Il reçut un secours de soixante francs en 1850 et en 1851, un secours de cinquante francs en 1852, à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il demeurait 13, rue des Mauvais-Garçons, faubourg Saint-Germain, en 1830 ; 18, rue des Mauvais-Garçons en 1831 in Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, dossiers individuels (mais bien 13, rue des Mauvais-Garçons in Archives nationales F/1dIII/38 A) ; 64, rue du Faubourg-Poissonnière en 1831 ; 19, rue de la Pépinière en 1835 ; 16, rue de Paradis en 1837 ; 7, rue Rameau en 1849 ; 65, rue Richelieu ou 1, place Lafayette en 1850 ; 65, rue Richelieu en 1851 ; 41, rue de la Fontaine-Molière en 1852. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 11 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 12 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 84 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 1, Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 3 contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet du Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, année 1835, état de répartition entre MM. les décorés de Juillet du (ancien) Xe arrondissement non pensionnés, année 1837 ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, Etat nominatif des blessés (2e classe) dont les bulletins individuels ont été remis le 10 octobre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine, idem dossiers individuels, idem Etat des sommes payées aux blessés, veuves, ascendants et orphelins de juillet 1830, du 1er juin au 30 août 1831 ; Archives de Paris VK3 47 in dossier Lenaux ou Lenoux, Pierre (où son nom est sur une liste de blessés du (ancien) Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an (sous le nom de Benoit) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives nationales F/1dIII/60 in dossier Lallemant ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves qui ont formé des demandes de secours, et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 29 mai 1849, minutes 57-61, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184 (sous le nom de Benoit, Antoine, Auguste), idem Proposition d’accorder à quinze décorés et veuves de décorés ou blessés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.490 francs, minutes 251-252, en date du 6 décembre 1852 (sous le nom de Benoit, Antoine, Auguste).