Benoist, Jacques, Gabriel
Biographie
Né le 20 novembre 1784 à Montainville (Yvelines). Selon une source de généalogie internet : « D’abord meunier à Montainville puis installé dans la minoterie de Saint-Denis sous l’Empire et la Restauration, il acquiert, sans doute comme bien national, les Moulins Réunis à Saint-Denis et le moulin de Romincourt à Stains. » Maire de la commune de Saint-Denis en 1814-1815, démissionnaire, puis de nouveau en 1816-1821 et propriétaire des Moulins Réunis en juillet 1830. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de l’arrondissement de Saint-Denis (par erreur sous le nom de Benoit, Jacques, Gabriel sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur celle de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Un rapport, en date du 18 mars 1831, de la division des gardes nationales et adressé au ministre de l’Intérieur, à l’effet de faire décerner la décoration de la Légion d’honneur à Truelle, Alphonse (voir ce nom) et à Benoist, Jacques, Gabriel, était ainsi rédigé : « J’ai l’honneur de mettre sous vos yeux les demandes de deux croix d’honneur, qui ont été faites par M. Le préfet de la Seine, par M. le sous-préfet de Saint-Denis, par le corps des officiers de la IIe légion de la banlieue et enfin par M. Evariste Dumoulin (voir ce nom), capitaine de la IIe légion de la banlieue, en faveur de MM. Benoist, colonel de la Ire légion de la banlieue, et de M. Truelle, lieutenant-colonel de la IIe légion du même corps. Les titres de ces deux officiers à cette heureuse récompense sont constatés par de nombreux et recommandables témoignages. M. Benoist, destitué de ses fonctions de maire sous le ministère Villèle, est aujourd’hui membre du conseil général du département de la Seine. Lors des élections générales de 1830, il a été l’un des agents les plus actifs et les plus influents de l’opinion constitutionnelle, qui l’appel aux fonctions de scrutateur définitif. Lors de la révolution de Juillet, il contribua par ses actes et par l’autorité de son caractère à maintenir l’ordre public dans la ville de Saint-Denis et à en organiser la garde nationale. Il fut, à cette époque, l’un des membres de la Commission des secours pour les blessés ; enfin sa conduite comme colonel de la Ire légion et principalement dans les troubles de décembre [1830, lors du procès des ex-ministres de Charles X, N.D.A.] et de février suffirait pour le désigner à votre attention […]. » Une lettre, en date du 17 mars 1831, rédigée par le sous-préfet de Saint-Denis pour appuyer la demande de décoration en faveur de Benoist et Truelle, apporte d’autres indications biographiques : « […] Sous le ministère Villèle, M. Benoist fut destitué des fonctions de maire de la ville de Saint-Denis, qu’il exerçait depuis plusieurs années. Ses opinions libérales provoquèrent cette disgrâce. Peu de temps après, je le proposai pour le conseil d’arrondissement. Le ministre Corbière ignorait qu’il y eût identité de personne avec le maire qu’il venait de destituer. J’obtins sa nomination et, depuis, il n’a cessé de faire partie du conseil où il avait été appelé qu’à l’époque toute récente de la réorganisation du conseil général de département, dont il est aujourd’hui l’un des membres. Lors des élections générales de 1830, M. Benoist a été l’un des agents les plus actifs et les plus influents de l’opposition constitutionnelle. C’est à ses démarches, c’est à son zèle vraiment extraordinaire, c’est à la confiance dont il jouit parmi les électeurs qu’est dû, en grande partie, le succès obtenu dans cet arrondissement. […] La cause de la liberté et de l’ordre public n’a pas de plus ardent défenseur. Le gouvernement n’a pas d’ami plus dévoué […]. » Benoist fut fait chevalier de la Légion d’honneur par ordonnance du 22 mars 1831. Il prêta son serment de décoré de Juillet, le 20 mai 1831 à la sous-préfecture de Saint-Denis. Ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il reçut sa croix le 24 juin 1831. Il fut, le 1er décembre 1833, avec vingt-six autres officiers de la garde nationale parisienne, curieusement nommé officier de l’ordre de Léopold, par le nouveau roi des Belges, qui voulait, expliquait-il de manière quand même un peu compliquée « donner à la garde nationale de Paris un témoignage public de notre estime pour l’appui constant qu’elle a prêté au bon ordre dans un pays dont les destinées sont étroitement liées à celle de la Belgique ». Il demeurait à Saint-Denis en 1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris DM13 1, décoration de Juillet, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet de l’arrondissement de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, arrondissement de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIV/B/6 in dossier Truelle, Alphonse ; Etat des communes à la fin du XIXe siècle publié sous les auspices du Conseil général, Saint-Denis, notice historique et renseignements administratifs, Montévrain, imprimerie typographique de l’Ecole d’Alembert, 1902, p. 55, 56, 61, 104, 295 ; Pasinomie ou collection complète des lois, décrets, arrêtés et règlements généraux qui peuvent être invoqués en Belgique, troisième série, Bruxelles chez Tarlier, 1834, p. 306.