Benoist, Jean-Marie
Biographie
Né vers 1801 à Paris (ancien) IIIe arrondissement. Employé des pompes funèbres. Il n’avait fait aucune réclamation devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa sans doute un dossier à la Société des réclamants de la rue Bourg-Labbé. Il était porteur de deux certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, reconnaissons que le nommé Benoist, Jean-Marie, s’est distingué en brave citoyen dans les journées mémorables de juillet 1830, qu’à cet égard il mérite, comme nous, la récompense accordée aux braves. Nous attestons l’avoir vu combattre, armé d’un fusil, le 27 au soir à la Bourse, le 28 à l’Hôtel de ville, où son frère (voir Benoist, Jean, Brutus) a été tué à ses pieds, le 29 présent à la prise du Louvre et des Tuileries […]. » Signé, le 4 octobre 1831, les décorés de Juillet suivant : Bertrand, décoré de la Croix de Juillet (voir Bertrand, François) ; Delamotte, décoré de Juillet (voir Delamotte, Denis, Marie) ; Millot (Millot, Jean-Marie du (ancien) VIIIe arrondissement) ; Fosse (voir Fosse, Gervais, Denis) : Wiesser fils, (voir Wiesser, Louis, Antoine) ; Colin (voir Colin, Georges, Marin) ; Simon (voir Simon, Marie, Auguste, Simon) ; Varin (voir Varin, Denis, Honoré) ; et un nom illisible Meset ? Le deuxième, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Benoist, employé aux pompes funèbres, occupait au terme de juillet à octobre 1830, un petit logement au 4e et qu’il s’est comporté en bon citoyen aux affaires de Juillet. » Signé, le 4 octobre 1831 : Chabriot, principal locataire de la maison du 46, rue Saint-Antoine, au coin de celle de Jouy ; Cabouret, locataire même maison. Il demeurait 46, rue Saint-Antoine en juillet 1830 ; 126, rue Saint-Victor en 1831. Archives de la préfecture de police AA 372.