Boisard
Biographie
Plusieurs de ses voisins, « témoins oculaires [de] la conduite courageuse de ce brave citoyen […] qui s’est courageusement battu les 28 et 29 juillet, notamment à la barricade de la rue des Poulies » s’étonnaient qu’il n’eût pas été appelé à la Commission de leur arrondissement, quoiqu’une note en sa faveur y eût été déposée et réclamèrent pour lui la décoration de Juillet. La lettre était signée de : Ch. de Maulde, propriétaire des Affiches parisiennes, demeurant 24, place du Louvre ; Millet, demeurant 2, rue d’Angevillers ; César ???, demeurant 92, rue Saint-Honoré ; Ador, demeurant 2, rue d’Angevillers ; Ador père ; Filliez (illisible), demeurant 2, rue des Poulies ; Sassot (voir ce nom), marchand épicier, demeurant 3, rue des Poulies ; Héroult, demeurant 4, rue des Poulies ; Layx (illisible), demeurant 2, rue d’Angevillers ; Delaruelle, J. (voir Delaruelle, Joachim), demeurant 26, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois ; Flizet, demeurant 133, rue Saint-Honoré ; Giraudet, demeurant 5, rue des Poulies. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il signa, le 4 août 1830, le certificat suivant en faveur de Malsergent, André : « Nous soussignés, tous habitants des rues Bailleul et des Poulies et autres adjacentes, attestons que le sieur André Malsergent, ouvrier tailleur, demeurant hôtel d’Aligre, nous a commandés, comme étant le plus expérimenté dans l’art de la guerre par suite de ses longs services ; certifions aussi qu’il a traversé la place du Louvre sous le feu de l’ennemi pour aller reconnaître sa position ; qu’il a pris, rue d’Angevilliers un tonneau de porteur d’eau, qu’il a traîné place du Louvre et qui a servi à le couvrir ainsi que les braves qui le secondaient ; qu’après tant d’efforts le sieur Malsergent fut atteint d’une balle qui lui traversa l’avant-bras droit et le mit hors de combat mais seulement pour un instant ; enfin qu’aussitôt après avoir été pansé il revint à la charge et continua de commander, qu’il traversa de nouveau la place, fit un prisonnier, qu’il prit sous sa protection et l’emmena chez lui où il le garda pendant quatre jours. » Il demeurait 14, rue Bailleul en 1830. Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Malsergeant, André. Il y a un Boisard, peintre et fabuliste, mais qui serait plutôt royaliste en 1822, qui fait une demande de la Légion d’honneur in Archives nationales F/1dIV/B/11. A consulter si c’est le même…