Boisaufray, François, Louis. (peut-être Boissinfray)
Biographie
Il fut blessé par des gendarmes, le 27 juillet 1830 vers midi, à la tête et à l’épaule, dans le faubourg Saint-Martin devant la caserne des gendarmes. Il était porteur de deux certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Lanfant, ancien officier de cavalerie, chevalier de la Légion d’honneur, certifie que le nommé Boisinfray, Louis, a été blessé dans la journée du 27 juillet 1830 heure de midi, faubourg Saint-Martin, devant la caserne des gendarmes de Paris, à la tête et à l’épaule côté droit. Me trouvant sur les lieux, j’ai cru devoir dans mon âme et conscience lui délivrer le présent pour lui servir et valoir ce que de raison. » Signé, le 19 décembre 1831 : Lanfant, demeurant 36, rue de la Mare à Belleville. Suivaient aussi les signatures de : Chauvet ; Lelièvre ; Laduée illisible ; Bordin ou Cordin. Le second certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, médecin-accoucheur, ancien chirurgien-major des armées françaises, atteste avoir été mandé le 30 juillet 1830 afin de donner mes soins à M. Boisaufray, François, Louis (sic), pour une plaie contuse située à la partie latérale droite de la tête, une forte contusion placée sur la partie supérieure de l’épaule droite, accidents que le dénommé m’a dit lui avoir été faits par des gendarmes dans la journée du 27 juillet. Le sieur Boisaufray a été forcé de garder le lit pendant quarante jours. » Signé, le 20 décembre 1831 : Watier. Archives nationales F/1dIII/45.
Boisduval.
Il est répertorié (sous le numéro 1082) dans les pièces sans adresse ou n’appartenant pas à l’arrondissement, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Son nom (toujours sous le numéro 1082) est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical. Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces sans adresse ou n’appartenant pas à l’arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique.