Boissel, Louis, Auguste, Florentin
Biographie
Né le 24 août 1785 au Havre (Seine-Maritime). Ancien ouvrier en bas, devenu peintre vitrier. Il sortit de chez lui, le 29 juillet 1830 vers une heure et demie du matin, un sabre à la main, et se dirigea vers le Louvre pour aller prendre part aux combats. Il fut grièvement blessé de plusieurs coups de feu reçus dans la cuisse. Il fut soigné à l’ambulance établie par le docteur Gendrin, Augustin, Nicolas dans la salle du Tivoli d’hiver, 45-47, rue de Grenelle-Saint-Honoré, puis transporté à l’Hôtel-Dieu ; il y mourut le 6 août suivant des suites de l’amputation. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il laissait un père indigent et âgé, Boissel, Jean-Pierre, Nicolas (mais Boissel, Nicolas in Archives nationales F/1dIII/33 ; bien Boissel, Jean-Pierre, Nicolas dans F/1dIII/82 l’un état imprimé et in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831), né le 1er décembre 1758 à Saint-André-d’Hebertot, qui fut pensionné (sous le nom de Boisel, Jean-Pierre sur les listes du Moniteur universel) de trois cents francs et à qui fut accordé (sous le nom de Boissel, Jean-Pierre, Nicolas) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Boissel demeurait à Paris depuis trois ans et, en 1830, 9, rue de la Coutellerie. Sa logeuse, la femme Avril, resta la dépositaire d’une malle contenant ses effets, de sa montre en argent et de son diamant de vitrier ; il lui devait quarante-deux francs pour son logement et sa nourriture, ainsi que dix francs qu’elle lui avait avancés. Son père demeurait 19, rue de Bordeaux au Havre (Seine-Maritime) (dans un hôtel) in Archives nationales F/1dIII/38 B mais à Ingouville in Archives nationales F/1dIII/33. Le nom de Boissel (L.-A.-F. Boissel) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 325 ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 103 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 14 ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Liste des blessés présents le 29 juillet 1830 à 10 heures à l’ambulance établie 45-47, rue de Grenelle-Saint-Honoré, salle du Tivoli d’hiver in Archives de Paris VD6 277 in dossier Gendrin, Augustin, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 16 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales et aussi Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 6-7 état des ascendants aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.