Bonein, Jean, Marie, François
Biographie
Né à Saint-Rémy (Bouches-du-Rhône). Ouvrier serrurier. Blessé d’une balle reçue à la tête, alors qu’il combattait place de la Grève, il fut décoré de la médaille de Juillet (pas sur les listes du Bulletin des lois, sauf si c’est Bonnin, Jean, François, mais cela ne correspond pas du tout ; il est apostillé médaillé sur son dossier). En 1835, à l’occasion d’une demande de secours, le préfet de police indiquait à son sujet : « […] N’habite que depuis six semaines l’hôtel garni situé rue Beauregard, n° 24. Il arrive de Marseille avec sa femme, pour chercher de l’ouvrage à Paris comme ouvrier serrurier ; il n’a point d’enfant. Sa position est extrêmement gênée. Jusqu’à présent, il a vécu du produit de la vente de ses effets. Sa conduite paraît régulière mais on ne connaît point ses antécédents. On ignore s’il a combattu en Juillet. » En 1835, il présentait le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions en faveur de la plus exacte vérité que le sieur Jean, Marie, François Bonein s’est battu aux trois journées de juillet 1830, où il a reçu une balle à la tête, qui le força à se retirer, nageant dans son sang, dont il est résulté qu’il n’a pu continuer son ouvrage comme auparavant. » Signé, le 10 juillet 1835 : Dupont, demeurant 12, rue de la Fidélité dans le faubourg Saint-Denis ; Thouvenin, demeurant 4, rue Saint-Sébastien ; Lombard, demeurant 9, rue Saint-Laurent ; Gervais, demeurant 70, rue du Faubourg-Saint-Antoine. Il reçut quarante francs de secours en 1848. Il demeurait 24, rue Beauregard, un hôtel garni, puis 49, rue des Gravilliers en 1835. Par la suite 54, rue de Lourcine. Archives nationales F/1dIII/45.