Borgman, François, Joseph

Biographie


Né le 31 octobre 1782 (mais en 1783 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien le 31 octobre 1782 in Archives nationales F/1dIII/37 et in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Mons (Belgique), fils de Borgman, Louis, Etienne et de Delporte, Marie, Joseph son épouse. Cordonnier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la cuisse, sur le pont d’Arcole, le 28 juillet vers 15 heures. Il reçut un secours de cent vingt francs en août et un autre de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il fut soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud. Malade, il ne put répondre à la convocation de la Commission des récompenses nationales. Il fit parvenir, en mai 1831, par écrit, l’exposé de sa conduite pendant les trois journées : « Le 28 juillet, nous avons désarmé le poste de la place Saint-Michel, occupé par la troupe de ligne. Le sergent du poste ayant fait résistance, reçut un coup au col ; c’est là où je me suis armé d’un fusil et de cartouches. Ensuite, je me suis dirigé avec le groupe pour désarmer les voltigeurs et grenadiers échelonnés sur les marches du Panthéon. Nous ne pûmes réussir, n’étant pas en force. Nous descendîmes la rue Saint-Jacques, le parvis Notre-Dame, rue Saint-Pierre-aux-Bœufs, la petite rue vis-à-vis le pont d’Arcole et, après avoir tiré sur la garde royale, qui ralentissait ses feux de peloton commençant à manquer de munitions, je fus blessé par les Suisses qui vinrent au nombre de plus de deux cents et firent un feu très bien nourri sur nous. Il pouvait être entre 3 et 4 heures de relevé. On me transporta à l’Hôtel-Dieu, et je n’ai cessé de crier Vive la Charte ! Vive la liberté ! Mort aux tyrans ! Voilà, messieurs, l’exacte vérité ce de que j’ai fait et vu. Toutes les pièces authentiques constatant ma blessure, mes moyens d’existence, mon acte de mariage, mon acte de naissance, ceux de mes quatre enfants et un certificat de M. le baron Dupuytren qui m’a soigné et d’autres pièces (toutes absentes du dossier, N.D.A.) sont déposées à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. » Le 11 avril 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Pulvignon, Solemme (voir ce nom), écrivain, demeurant 20, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève ; Martin, Barat, graveur, demeurant 2, rue des Carmes ; Berthe, Louis, Henry, géographe, demeurant 41, rue Saint-Jacques. Ils attestèrent que Borgman « a pris les armes le 28 juillet 1830 et a été blessé à 3 heures de l’après-midi près le pont d’Arcole par une balle qui a traversé la partie supérieure de la cuisse droite, ainsi qu’il résulte d’un certificat délivré par M. le baron Dupuytren, que cette blessure l’a empêché de travailler de son état pendant plus de six mois et lui est encore très préjudiciable et l’a réduit à une très grande gêne et lui nécessiterait dans ce moment une indemnité qui puisse lui procurer la facilité d’attendre son parfait rétablissement. Le sieur Borgman est père de quatre enfants à sa charge ». Il reçut un secours de vingt-cinq francs, le 16 mars 1831, un secours de quinze francs, le 13 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 30 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Borgmann, François, Joseph sur les listes du Bulletin des lois et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la cuisse droite, de sa partie antérieure vers la postérieure, à travers les chairs seulement, guérie avec quelques difficultés et quelques douleurs dans les mouvements. » Il fut admis, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 12 mars 1831, dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs sur deux ans. Il reçut, à ce titre, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Son uniforme de garde national lui fut fourni gratuitement. Il s’était marié à Rousseau, le 5 frimaire an XIII à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement de Paris, et était père de quatre enfants en 1830. Il demeurait 20, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève en 1830 ; 15, rue du Plâtre-Saint-Jacques en 1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 10 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 10 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 12 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 35, liste des décorés des 27, 28 et 29 juillet, qui ont été habillés en exécution de l’arrêté de M. le préfet de la Seine (sous le nom de Borkmann, François, Joseph) ; Archives de Paris VK3 41 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 8 octobre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales (l’observation que sa demande a été envoyée au ministre par ordre du roi, à qui Mgr le duc dOrléans lavait remise, est inscrite en face de son nom) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe (sous le nom de Borgmann, François, Joseph).

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.