Boulart, François, Eugène, Edmond

Biographie


Né le 24 août 1808 à Besançon (Doubs), fils du général Boulard, Jean-François. Elève de l’Ecole polytechnique. Selon le rapport que fit, en date du 15 février 1831, Lannoy (voir Lannoy Raignault de, Camille, François), autre élève de la même Ecole et choisi pour établir les droits de chacun des élèves à une récompense honorifique, en fonction de la part prise aux combats de Juillet, et cette part prise en uniforme ou en habits bourgeois, il était du nombre de ceux dont Lannoy disait qu’ils « ont combattu en uniforme dans les journées de Juillet et me paraissent avoir mérité la décoration spéciale ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En juillet 1831, il était élève à l’Ecole d’application de l’artillerie et du génie, à Metz (Moselle). Le 18 juillet 1831, le maréchal de camp, commandant en chef de l’école, après plusieurs démarches restées vaines, demandait au ministère de l’Intérieur qu’on lui fît enfin parvenir, ainsi qu’aux seize autres élèves décorés comme lui, la croix qu’il avait obtenue. On peut lire dans les Souvenirs du général marquis Amand d’Hautpoul, le passage suivant concernant les relations que Boulart, François, Eugène, Edmond pouvait avoir avec son père, le général Boulard : « En arrivant à Besançon, nous (le général d’Hautpoul, N.D.A.) fûmes descendre chez un ancien officier de mon régiment de la Garde, le colonel Pertuisier ; il était directeur d'artillerie en 1830. Il avait pris sa retraite immédiatement après les événements : lui et sa femme, qui était remarquable par son amabilité́, nous reçurent à merveille ; nous ne nous étions pas vus depuis les journées de Juillet, et il fallut leur en faire le récit. Le général Boulard, sous les ordres duquel j'avais servi autrefois, commandait alors l'école militaire de Besançon : c’était un homme d'honneur, et s'il était resté au service, c'est qu'il n'avait pu faire autrement, ou qu'il avait cru remplir un devoir en conservant son commandement. Je fus le voir : il fallut aussi lui raconter en détail les événements de Paris ; il y apporta le plus vif intérêt, et lorsque je lui dis qu'à l'attaque des Invalides c'était un élève de l'Ecole polytechnique qui avait levé́ son arme sur M. de La Tour-Maubourg, il parut si ému, si profondément affecté, que je crus devoir abréger mon récit. Je sus trop tard que son fils était élève de cette école en 1830 ; il avait eu la décoration de Juillet. Ce jeune homme était venu à Besançon peu de temps après avec cette décoration ; son père, n’y voyant qu’un signe d’insubordination, la lui avait arrachée. » Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VK3 17, Témoignages, rapports, notes sur les élèves de l’Ecole polytechnique ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement, et lettre en date du 18 juillet 1831 ; Souvenirs du général marquis Amand d’Hautpoul, quatre mois à la cour de Prague, l’éducation du duc de Bordeaux, Paris, Plon, 1902, pp. 49-50.

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