Boulon, Michel, Antoine

Biographie


Né le 8 mars 1808 à Paris, fils de Boulon, Antoine, et de Payen, Louise, Marguerite. Entré au service le 1er janvier 1831, comme jeune soldat de la classe de 1828, il participa au siège de la citadelle d’Anvers en 1831, fut nommé caporal le 23 août 1832, caporal de voltigeurs le 31 décembre 1832, du 38e régiment d’infanterie de ligne, en congé illimité en 1835, il fut libéré le 31 décembre 1836. Il adressa, le 21 mars 1848, la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février et dans laquelle il faisait état de sa participation aux combats de Juillet : « En juillet 1830, je fus blessé d’un coup de sabre à la joue gauche, à la prise de l’Hôtel de ville [le 29 juillet, N.D.A.]. Devant me faire remplacer en cas d’appel de la classe de 1828, de laquelle je faisais partie, je ne demandais point de récompenses. Mais lorsqu’en décembre je fus appelé à rejoindre je fis alors une pétition, signée de quatorze personnes, témoins du fait ci-dessus désigné, demandant un grade dans l’armée. Mais il était trop tard, me dit-on. La Commission des récompenses était fermée et n’avait plus rien à accorder. Je fis donc mon congé et je ne parvins qu’à être caporal de voltigeurs, n’ayant jamais eu qu’une seule punition et ayant fait alternativement les fonctions de fourrier et même de sergent-major au camp de Rocroy. J’étais à la prise de la citadelle (??) en février 1848. J’étais aux barricades de la rue Montmartre, où je demeure. Je demanderai pour récompense de mes services à servir la patrie, en qualité d’officier dans la garde mobile si les quelques jours que j’ai de plus ne sont pas un obstacle, ou une place qui me permette d’élever ma famille avec moins de peine. Je crois pouvoir remplir une place dans un bureau. […]. » Le 25 juillet 1848, il renouvelait sa demande, n’ayant obtenu aucune réponse ; il était recommandé par Arago, Etienne, par le lieutenant-colonel Lhovyn, par Mangeot, capitaine commandant, par Courtin, capitaine. Il était porteur du certificat suivant : « Les soussignés déclarent que le citoyen Boulon, Michel, Antoine, demeurant à Paris, rue Montmartre n° 30, est un bon et brave citoyen et qu’ils l’ont vu le 24 février 1848 aux barricades de la rue Montmartre, Tiquetonne et Jean-Jacques-Rousseau, ainsi qu’à la place du Palais-Royal et aux Tuileries, où il combattait pour la république. » Signé, pour les noms lisibles, le 11 août 1848 : Debuysscher, Napoléon, chef de barricade, demeurant 54, rue Montmartre ; Hirscht, combattant de Février, demeurant 54, rue Montmartre ; Mancel, demeurant 30, rue Montmartre ; Gilibret, demeurant 28, rue Montmartre ; Hamon, demeurant 46, rue Montmartre. Le 3 octobre 1848, la Commission lui envoyait une ultime convocation. Il fut recommandé par la Commission pour un grade de sous-lieutenant dans la gendarmerie mobile ou la garde républicaine. Il n’était pas marié en 1835, veuf et père de deux enfants en 1848. Il était lieutenant à la 3e compagnie du 4e bataillon de la IIIe légion de la garde nationale. Boulon demeurait 30, rue Montmartre (parfois mais sans doute par erreur 50, rue Montmartre ; la Commission lui envoie une lettre au 4, rue Montmartre mais qui revint avec la mention Inconnu à ladresse indiquée) en 1848. Archives de la préfecture de police AA 374.

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