Bouquerel, Etienne, Marc

Biographie


Né vers 1800, fils de Bouquerelle, Pierre, Nicolas. Boutonnier. Il fut blessé de plusieurs coups de baïonnette et d’un coup de sabre dans le dos, dans les émeutes de la rue Saint-Denis en 1827 et eut, expliquait-il, « pour médecin cent jours de prison à La Force » ; il fut en effet conduit, le 24 novembre 1827, à la prison de La Force (sous le nom de Bouquerelle, Etienne, Marc), pour provocation à la révolte, libéré le 27 février 1828 de la prévention de rébellion, tapage et bris de clôture. Sa femme et ses enfants durent vendre tout le mobilier que le ménage possédait, afin de pouvoir le soulager en prison et furent, expliquait-il « réduits à la mendicité ». En janvier 1831, il sollicita un secours ou un emploi et une récompense honorifique, se disant « descendant du sang d’un défenseur de la patrie. Sire, toutes ses cruautés n’ont pas corrompu le sang que j’ai reçu de mon père, que j’ai toujours accompagné lorsqu’il s’agissait de défendre sa patrie : en 1814, à la butte Chaumont, dans la plaine des Vertus en qualité de fédéré, plus dans les glorieuses journées de juillet à la Grève, au pont d’Arcole, au pont Notre-Dame, où mon père, âgé de soixante-quatre ans, reçut une balle qui lui traversa le bras gauche à Leipzig […]. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, témoins patentés et demeurant à Paris, rue Traversine faubourg Saint-Marcel, attestons bien connaître le nommé Bouquerel, Etienne, Marc, demeurant rue du Bon-Puit n° 23, et certifions qu’il est de bonnes vie et mœurs, qu’il est à notre connaissance que pendant les trois jours mémorables de juillet il est sorti de chez lui en armes et a combattu pendant lesdits jours les ennemis de nos libertés. » Signé, le 4 octobre 1831 : Pesant, propriétaire, demeurant 7, rue de la Parcheminerie ; Bertin ; Laurain, marchand de vin, demeurant 6, rue d’Arras ; Untheralt. Une dépêche indiquait à son sujet : « Demande un secours pécuniaire ou un emploi qui lui procure les moyens de faire exister sa famille. Rappelle à l’appui les services qu’il a rendus en juillet. Son père a également été blessé en combattant dans les trois journées. » Il demeurait 12, rue du Temple en 1827 ; 23, cul-de-sac du Bon-Puit en 1831 (et aussi une adresse illisible en 1831 et qui ressemblerait au 13, rue d’Austerlitz…). Archives nationales F/1dIII/46 (sous le seul nom de Bouquerel) ; Archives de la préfecture de police AA 374 (sous le nom de Bouquerel, Etienne, Marc).

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.