Boutarel, François, Aimé
Biographie
Né le 2 décembre 1795 à Saint-Etienne (Loire). Teinturier (et parfois enregistré comme manufacturier). Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement (par erreur sous le nom de Bontarel sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Herault, Philippe, Louis, Paschal (voir ce nom), qui travaillait Boutarel, fit partie de ceux des ouvriers travaillant pour le compte de Boutarel et qui partirent, le 28 juillet vers 11 heures du matin, sous la conduite de Gonin aîné (voir ce nom), pour aller se battre sur la place de Grève. Colonel de la IXe légion, où Dionis, Emmanuel, Jean, Louis (voir ce nom) était chasseur à la 1re compagnie du 4e bataillon, il signa une lettre pour appuyer la demande que la pension que touchait Dionis fût reversée à la veuve, mère d’un enfant de trois mois, alors que Dionis venait, le 25 juin 1834, de se noyer en tentant de sauver la vie d’un de ses camarades. Il fut, le 1er décembre 1833, avec vingt-six autres officiers de la garde nationale parisienne, curieusement nommé officier de l’ordre de Léopold, par le nouveau roi des Belges, qui voulait, expliquait-il de manière quand même un peu compliquée « donner à la garde nationale de Paris un témoignage public de notre estime pour l’appui constant qu’elle a prêté au bon ordre dans un pays dont les destinées sont étroitement liées à celle de la Belgique ». En 1841, le père de Farine, Joseph, Dieudonné (voir ce nom) était, à l’âge de soixante-dix ans, « homme de peine chez M. Boutarel, colonel à la IXe légion ». On trouve son nom comme un de la centaine de fondateurs d’une compagnie d’assurance contre l’incendie l’Indemnité en 1838 in Bulletin des lois IXe série partie supplémentaire tome treizième année 1838, n° 338 à 376, p. 721. Il demeurait 69, rue et île Saint-Louis en 1830-1831 (71, rue et île Saint-Louis in Bulletin des lois IXe série et in Archives nationales F/1dIII/38 A). Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 7 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Boutarel fils) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/58 in dossier Herault, Philippe, Louis, Paschal ; Archives nationales F/15/3649-3650 in dossier Dionis ; Archives nationales F/15/4240 in dossier Farine, Joseph, Dieudonné ; Pasinomie ou collection complète des lois, décrets, arrêtés et règlements généraux qui peuvent être invoqués en Belgique, troisième série, Bruxelles chez Tarlier, 1834, p. 306. Sur le site internet de l’Ile Saint-Louis, on trouve l’article suivant : « Sur un terrain vendu à René Alméras, fut construit deux maisons (75 et 77 rue Saint Louis en l’île) et un jardin qui s’étendait jusqu’au quai d’Orléans. Après quelques héritages successifs, ce terrain appartenait en 1830 à Messieurs Horson, Leblanc et pour la plus grande partie au teinturier Boutarel, qui habitait l’ancien 69-71 de la rue Saint-Louis. Boutarel, élu capitaine dans la garde nationale puis élevé jusqu’au rang de colonel, dessina les uniformes de sa compagnie. Ils furent les premiers à porter un sac à dos dans une revue. Pour tirer un plus gros revenu de son terrain, Boutarel fut autorisé à le faire traverser par une rue et y faire construire des maisons qui ne devaient pas dépasser une hauteur de 14,62 mètres. La rue fut ouverte en 1846. D’abord simple voie privée, dite le passage Boutarel, elle resta fermée par une grille à chacune de ses extrémités jusqu’en 1870, puis classée voie publique en 1883. » Nombreuses sources biographiques sur Internet...