Bouteillier, Jean-Louis
Biographie
Couvreur. Il mourut, le 23 octobre 1830, dans des crachements de sang considérables, sans que sa veuve pût prouver que ce fut à la suite de la blessure qu’il avait reçue en juillet 1830. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le 25 novembre 1830, le docteur Desplaces délivra le certificat médical suivant : « Je, soussigné, médecin attaché au bureau de charité du (ancien) IXe arrondissement, certifie avoir donné des soins au sieur Bouteillier, demeurant rue des Jardins n° 18, dans le courant d’octobre dernier, pour un crachement de sang considérable par suite d’un coup qu’il m’a dit avoir reçu dans la poitrine, dont il est décédé le 23 octobre. » Le 20 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement, comparurent : Choquet, Antoine, coutelier, demeurant 25, rue des Jardins-Saint-Paul ; Legendre, Jean-Baptiste, Jacques, marchand de vin, demeurant 18, rue des Jardins-Saint-Paul ; Renou, Jean-Baptiste, doreur sur métaux, demeurant 18, rue des Jardins-Saint-Paul ; Rapin, Théodore, garçon de chantier, demeurant 18, rue des Jardins-Saint-Paul. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Bouteillier, « qu’il est à leur connaissance que pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet il est sorti de chez lui pour prendre part aux événements, auxquels il se dévoua avec tant de zèle qu’il a monté sur la maison où il demeurait, qu’il en a découvert une partie pour en jeter les débris sur la troupe, que le sieur Choquet, l’un des déclarants, lui a prêté son fusil, qu’il est à leur connaissance que pendant les trois mémorables journées, même dans celles qui ont suivi, il n’a cessé de s’adjoindre aux citoyens armés pour le maintien de l’ordre ; qu’ils n’ont point vu qu’il eût été blessé mais que dans les premiers jours du mois d’août il leur a fait la déclaration que dans l’une des trois journées il avait reçu un coup dans le corps, qui paraissait d’abord ne pas l’inquiéter ; que dès cette époque il paraissait souffrir et avait la respiration très gênée ; qu’il est à leur connaissance que très peu de temps après cette époque il a été atteint de fréquents et violents crachements de sang ; qu’il a été obligé de s’aliter et qu’il n’a plus quitté son lit jusqu’au jour de son décès, sans cependant pouvoir indiquer qu’il soit mort des suites de blessures dans les trois journées, n’en ayant point été les témoins et n’ayant à cet égard que sa déclaration ci-dessus énoncée ». Le dossier d’examen des droits que sa mort entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IXe arrondissement. Toutes les demandes de pension furent rejetées. Sa veuve s’appelait Dupuis, Suzanne, Agathe, Geneviève, née le 7 fructidor an VII à Paris, blanchisseuse, et ses deux enfants, Jean-Louis, né à Paris, le 24 janvier 1824, et Alexandrine, Agathe (mais Alexandrine, Adèle in Arc ives nationales F/1dIII/36), née le 9 septembre 1827, aussi à Paris. Elle reçut cent francs auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. La veuve reçut cependant de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. La veuve reçut, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il demeurait 18, rue des Jardins-Saint-Paul, chez Legendre (voir plus haut) en 1830. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IXe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 107 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 83 (sous le nom de Bouteiller veuve) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées depuis le 10 mars jusques et y compris le 31 mai 1831 aux veuves du (ancien) IXe arrondissement de Paris et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/46 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IXe arrondissement, cas exceptionnels de veuves ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, cas exceptionnels (sous le nom de Bouteillier veuve). Voir sans doute aussi Bouteiller et Bouteillier ?