Bréchon, André, Louis
Biographie
Né vers 1808 à Paris dans le (ancien) IIIe arrondissement. Ajusteur ou mécanicien. « Dit avoir commandé l’escouade de la place Louis-XVI et avoir fait la distribution d’armes, se réclame de M. Drouault qu’il dit lui avoir donné des cartouches », selon la Commission des récompenses nationales établie pour la ville de Nantes. Il fut proposé pour recevoir la croix (et aussi ailleurs la médaille) de Juillet par la Commission des récompenses nationales de la ville de Nantes. Il fut décoré de la Croix de Juillet sur proposition de la Commission des récompenses de la ville de Nantes. Le 6 mai 1831, il fit parvenir depuis Paris la lettre suivante au ministre de l’Intérieur : « […] Le 30 juillet, étant demeurant à Nantes, y exerçant son état d’ajusteur dans les mécaniques, il se trouva du nombre des défenseurs de la liberté, où il commandait une escouade, à qui il fit délivrer des armes, ce qui est constaté par le certificat qu’il porte, délivré par M. le maire et visé par M. le préfet, a l’honneur de vous prier de lui délivrer la médaille ou la Croix de Juillet comme récompense nationale. Daignez, monsieur le ministre, prendre sa demande en considération de ses bons services envers sa patrie. Rien n’égalera sa reconnaissance que le profond respect avec lequel il a l’honneur, etc. » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement). Il est indiqué comme « sans ouvrage et sans fortune » sur la couverture de son dossier. Il sollicitait la croix (il est pourtant sur la liste des décorés de la ville de Nantes) et un grade de sous-officier. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Le maire de la ville de Nantes atteste l'extrait ci-dessous du travail de la commission d'enquête : “M. Bréchon, André, Louis, âgé de 22 ans, ajusteur, célibataire, rue du Pont-Sauvetout, n° 10, dit avoir commandé l'escouade de la place Louis XVI et avoir fait la distribution d'armes ; se réclame de M. Drouot qu'il dit lui avoir donné des cartouches. Il a été reconnu des blessés. » Il était célibataire en 1830. Il demeurait 10, rue du Pont-Sauvetout à Nantes en 1830 ; 78, rue du Faubourg-Poissonnière puis 9, rue de Richelieu à Paris en 1831-1832. Ordonnance du roi qui accorde la croix et la médaille de Juillet à divers citoyens de la ville de Nantes, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, Travail de la commission d’enquête pour les récompenses nationales à décerner aux victimes des événements de juillet 1830 et à ceux qui y ont pris part ; Archives de la préfecture de police AA 375, dossier Bréchon, André, Louis.