Bredière, François

Biographie


Né vers 1769 à Haguenau (Bas-Rhin). Hussard depuis le 6 nivôse an V. Il fut congédié le 9 fructidor an XIII. Ses certificats de bonne conduite étaient rédigés au nom de Brediger et de Prediger. Il fut ensuite garçon de bureau des postes d’Hanau en Esse près de Francfort-sur-le-Main jusqu’au 1er août 1810 puis à Munster jusqu’au 1er octobre 1811. Le 28 mai 1814, le directeur des postes du 2e corps d’armée lui délivrait le certificat suivant : « Je soussigné, directeur des postes militaires de la 54e division, 2e corps d’armée, certifie et atteste que le sieur François Brediger, postillon, a rempli sous mes ordres la place de garçon de bureau pendant les campagnes 1813 et à partir de 1814, avec la plus grande activité et qu’il est recommandable sous le rapport de la probité. Ledit sieur Prediger m’ayant déclaré que tous ses papiers étaient tombés aux mains de l’ennemi, j’atteste qu’il a servi pendant de longues années en la même qualité dans les postes militaires et que sa conduite a été exempte de reproches. » Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, attestons que le sieur François Bredier (sic) de Strasbourg, ancien militaire et courrier de l’armée depuis les premières guerres de la Révolution jusqu’à la dissolution de l’armée de la Loire en 1815, qu’ayant rencontré M. le général Lafayette, dont il a l’honneur d’être connu, et lui ayant demandé des armes, qu’il a reçues à la mairie, il s’est trouvé le 28 juillet (29 ?, N.D.A.) après (ou avant ?) l’attaque du Louvre dans la rue Sainte-Anne auprès de la rue Neuve-des-Augustins ; là, trois officiers de l’état-major du duc d’Angoulême, dont un commandant, arrivèrent du Louvre, porteurs d’ordres et chargés d’examiner les barricades afin de voir s’il était possible de faire passer les troupes stationnées au Carrousel, ainsi que l’artillerie par les rues qui conduisent au boulevard. Le sieur Bredier les a fait mettre pied à terre et, secondé par plusieurs citoyens qui sont accourus, il les a désarmés malgré une opiniâtre résistance et ils ont été conduits à la mairie du (ancien) IIe arrondissement, où il se trouvait un détachement de la garde nationale. Nous, soussignés, nous croyons devoir attester que par ce fait d’armes le sieur Bredier (sic) a rendu nulle l’opération militaire dont ces trois officiers étaient chargés puisque les troupes n’ont pas passé par les rues indiquées et qui par conséquent n’ont pas été exposées à la mitraille. » Signé, le 1er septembre 1830 : Guillard ou Guittard, lieutenant dans la compagnie de voltigeurs du 4e bataillon, demeurant 73, rue Sainte-Anne ; Petit, demeurant 64, rue Sainte-Anne ; Barerey, bottier, demeurant 58, rue Sainte-Anne (le numéro est illisible). Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement). Il joignait à sa demande un certificat du docteur Brisset, en date du 10 mars 1831, qui attestait qu’il souffrait « d’un affaiblissement et d’un tremblement de tout le côté gauche du corps, qui le mettent dans l’impossibilité de se livrer à aucun travail et gênent tellement sa marche qu’il est hors de pourvoir à sa subsistance ». Un certificat du colonel Lemercier, dirigeant la … légion de la garde nationale, attestait que Bredière avait « servi honorablement dans le 8e régiment de hussards et qu’il est dans un état d’infirmités digne de l’intérêt du gouvernement et de toutes les personnes généreuses ». Il demeurait rue de B…, maison du b… en 1831. Archives de la préfecture de police AA 375.

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