Brerette, Louis

Biographie


Né vers 1792 à Champaux (Seine-et-Marne). Serrurier ou poseur de sonnettes. Le 23 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, comparurent : Mandelerd, Jean-Baptiste, marchand de fromage, demeurant 8, rue des Prêcheurs ; Labour, François, corroyeur, demeurant 10, rue des Prêcheurs ; Rubé, Joseph, marchand épicier, demeurant 11, rue des Prêcheurs. Ils attestèrent que « le 29 juillet dernier, le sieur Brerette est sorti le matin de chez lui pour aller travailler à la barrière de Fontainebleau, qu’il est rentré à son domicile, rue des Prêcheurs, n° 8 (au 2e étage, N.D.A.), le même jour sur les 4 heures qu’un instant après il est sorti comme un furieux, qu’il s’est mis à dépaver la rue et à élever une barricade, que ce travail terminé il est remonté chez lui et s’est jeté par la fenêtre de sa chambre qu’il occupait sur le derrière, qu’aussitôt il a été relevé, remonté chez lui et que le lendemain il a été transporté chez M. Dubois et de là à Bicêtre, où il est mort le 13 octobre dernier ». Un autre certificat attesta ainsi les conditions de son décès : « Je, soussigné, principal locataire d’une maison rue des Prêcheurs n° 8, déclare que le nommé Louis Brerette, mon locataire, a été attaqué de démence à la suite d’ouvrage de dépavage de barricades aux barrières et rue des Prêcheurs et que c’est tout de suite après ces travaux, qu’empêché de sortir par son épouse il s’est jeté par la fenêtre de son domicile, situé au deuxième dans ma maison, que depuis ce temps il est à Bicêtre afin d’être traité. Son épouse est restée sans ressources avec deux enfants en bas âge. » Signé, le 20 août 1830 : Mandelerd ou Mandelert, demeurant 8, rue des Prêcheurs ; Labour, François, corroyeur, demeurant 10, rue des Prêcheurs, certifia véritable le certificat ; Rubé, J., demeurant 11, rue des Prêcheurs, ajouta sa signature. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il laissait une veuve Chapelle, Marie, Antoinette, née le 21 nivôse an XII à Paris, ouvrière en linge, et deux enfants Louis, Antoine, né le 6 juillet 1822, et Henriette, Joséphine née le 2 octobre 1824 aussi à Paris. Elle reçut un secours de vingt francs le 1er septembre 1830, à la mairie du (ancien) IVe arrondissement. La Commission des récompenses nationales refusa toute demande de pension. Il demeurait 8, rue des Prêcheurs ; sa veuve, 12, rue des Prêcheurs en 1831. Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/47.

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