Brissaud, Auguste, André, Antoine
Biographie
Né le 16 janvier 1797 à Avesnes (Nord). D’abord étudiant en pharmacie, il abandonna ses études et prit l’état de peintre en bâtiments. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, attestons que le sieur Auguste, André, Antoine Brissaud, ex-élève en pharmacie, actuellement peintre en bâtiment, demeurant rue du Foin-Saint-Jacques n° 19, a vaillamment combattu avec les braves défenseurs de la liberté dans les journées des 28 et 29 juillet 1830 ; le 28, au pont de la Grève, le 29, dans les rues de Rohan, Saint-Honoré, Valois, etc., qu’en outre il a sauvé la vie à plusieurs militaires de la garde royale, qui allaient être immolés à la vindicte publique, lorsqu’il s’est écrié Citoyens ! Soyons généreux dans la victoire, épargnons-les. Ils sont blessés, et, aidé de quelques braves, il les mit hors de danger et leur fit donner les secours que nécessitait leur position. » Signé, le 7 septembre 1830 : illisible, sergent à la 3e compagnie du 2e bataillon, qui ajoutait certifier avoir vu Brissaud le 29 juillet à la prise du Louvre ; Marie, ancien employé illisible, demeurant 4, rue Percée ; Lefevre (voir ce nom), artiste, blessé au bras droit, le 28 juillet ; Noël, maréchal des logis à l’ancien 5e hussards, présent à la Grève et à Babylone ; Olary, B. (voir Olary, Bernard), demeurant 5, rue Hautefeuille ; Lefevre ; Barbedienne, élève en médecine. Il fut porté par la Commission des récompenses nationales pour entrer dans la garde municipale à cheval de Paris. Le 5 juin 1832, place de l’Ecole-polytechnique, il eut son chapeau emporté par une balle tirée par un militaire de la ligne, à la distance de dix pas, et alors que lui-même le couchait en joue. En 1840, réduit à une position bien malheureuse et souffrant de coliques chroniques dues à son métier, il sollicita des secours. La police dit de lui : « C’est un homme rangé, économe et tranquille mais depuis trois mois il est malade et il a contracté des dettes ; il a vendu la majeure partie de ses effets. Il est aujourd’hui sans ressources. Les renseignements recueillis sont favorables sous tous les rapports. » Il reçut quarante francs en 1841, quarante en 1843, vingt-cinq en 1846, vingt-cinq en 1847 mais ne se présenta pas pour les toucher. En février 1848, selon un certificat de notoriété, il « a combattu avec les braves défenseurs de la liberté dans les journées des 23 et 24 février 1848 et […] ensuite il s’est présenté avec ses armes dans la nuit du 24 au 25 à sa mairie du VIIe arrondissement pour en prévenir l’envahissement dans le cas où elle aurait été menacée ». Après la révolution de Février, il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la révolution et sollicita un emploi comme garde forestier dans un des bois de Boulogne ou Vincennes ou gardien d’une des propriétés nationales ; sa demande fut refusée. Il signa, en 1848, un certificat et son quasi duplicata en faveur de Browarniouck et ainsi rédigés : « Les soussignés, peintres en bâtiment, déclarent et affirment bien connaître le citoyen Browarniouck, peintre, qu’il a été en butte à bien des tourments dans notre état, depuis les affaires du 5 juin [1832, N.D.A.] ; que la propagande qu’il faisait parmi nous dans nos ateliers lui a causé bien des pertes de temps et d’ouvrage ; qu’il a été blessé par les assommeurs à la Bourse ; que son système républicain lui a valu le surnom de Républicain. » Signé, comme délégués et en présence de trois cents ouvriers peintres, à Paris, place du Châtelet, le 22 mars 1848 ; et le duplicata : « Nous tous peintres en bâtiment, déclarons bien connaître le nommé Browarniouck, peintre aussi en bâtiment, attestons que la propagande républicaine qu’il faisait dans nos ateliers où il travaillait avec nous, lui a fait un tort considérable, en lui faisant perdre et manquer souvent d’ouvrage ; qu’il est considéré parmi nous, peintres en bâtiments, comme bon républicain, que les tourments de la police lui ont fait perdre sa clientèle et son avenir. En foi de quoi, nous lui avons signé ce deuxième certificat pour remplacer celui égaré à la Commission. » Signé, en présence de trois cents peintres, place du Châtelet, le 10 septembre 1848. Il demeurait 19, rue du Foin-Saint-Jacques en 1830 ; 4, rue Percée-Saint-André en 1831 ; 9, rue Saint-Bon en 1841 ; 13, rue Saint-Jean-de-Beauvais en 1844 ; 27, rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie en 1847 ; 11, rue Jean-Mollet en 1848. Archives nationales F/1dIII/47 ; Archives nationales F/1dIII/47 in dossier Browarniouck, Auguste, Victor. C’est lui qui signe un certificat pour Fayol, Joseph ?