Brisset, Jean, François

Biographie


Né le 8 juin 1812 (le 8 mai 1812 sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 mais bien le 8 juin 1812 in Archives nationales F/1dIII/37 mais bien le 8 juin 1812 in F/15/3839, dans le rapport de la préfecture de police et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Paris (ancien) Xe arrondissement. Ciseleur. Il fut blessé d’un coup de feu qui lui fractura l’épaule gauche, rue Saint-Honoré près du Louvre. Il fut soigné à l’ambulance de la Bourse. Ayant une famille à charge (mais la mère sans fortune et ayant deux autres enfants sous les drapeaux) in Archives de Paris VK3 30), il reçut un secours de cent vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de quarante francs, le 18 octobre 1830, un secours de vingt francs, le 31 octobre 1830, un secours de quarante-cinq francs, le 12 novembre 1830, un secours de quatre-vingt-dix francs, le 3 décembre 1830, un secours de soixante francs, le 7 janvier 1831, un secours de quinze francs, le 4 février 1831, un secours de quarante francs, le 18 février 1831, un secours de quarante francs, le 18 mars 1831, un secours de quarante francs, le 18 avril 1831, un secours de quarante francs, le 18 mai 1831, un secours de quarante francs, le 18 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juillet 1831, (sans doute) un secours de vingt-cinq francs, le 18 août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 septembre 1831, un secours de trente-cinq le 19 octobre, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. La nature de ses blessures était ainsi décrite par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « Blessure par arme à feu à l’épaule gauche, de sa partie supérieure et antérieure vers sa partie postérieure en passant entre la tête de l’humérus et l’acromien avec atteinte de cette apophyse et gêne dans les mouvements du bras du même côté ; est dans le cas des blessures qui ont entraîné une incapacité durable mais incomplète d’un membre et doit être rangé dans la 3e classe des blessés. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés, et pensionné de quatre cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Soigné à l’ambulance de la Bourse, il se porta témoin devant la Commission des récompenses nationales de l’incident qui opposa Chèvre, Félix, Etienne (voir ce nom) à un homme, devenu subitement fou et qui voulait faire sauter un baril de poudre dans l’intérieur de la Bourse, où on confectionnait des cartouches et soignait des blessés. Le 15 juillet 1831, la mairie lui fournit, à titre de blessé décoré, un habillement (soit un habit de drap bleu, un gilet de casimir noir, un pantalon avec ses guêtres de coutil blanc, un pantalon avec ses guêtres de coutil russe, un chapeau et des souliers). Il fit partie des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, choisis pour composer la délégation de décorés présente à la cérémonie d’inauguration des tables du Panthéon, sur lesquelles étaient inscrits les noms de ceux qui avaient trouvé la mort pendant les combats de Juillet. Brisset est représenté dans le tableau de Gosse, exposé pour la première fois en 1833 et conservé au Musée du Carnavalet, Sa Majesté la Reine des Français visitant les blessés de Juillet à lambulance de la Bourse, le 25 août. Les Annales du Musée et de lEcole moderne des Beaux-Arts donnèrent, à l’occasion de sa première exposition, le commentaire explicatif suivant sur le tableau : « Tous les personnages, ainsi que tous les détails de ce tableau, sont historiques. En donnant ici un court récit de la scène qu’il représente, nous aurons fait connaître sa composition et les diverses figures que l’auteur a dû y faire entrer. “Après les mémorables journées de Juillet, dit M. Gosse dans la notice du livret, S.M. la reine, accompagnée de S.A.R. Mme Adélaïde, du prince de Joinville, des princesses Louise et Marie, et de Mme la marquise de Dolomieu, alla visiter l’ambulance établie à la Bourse dès les premiers jours des combats, et prodigua aux blessés et aux personnes qui leur donnaient leurs soins, des secours et des consolations.” La reine fut reçue par MM. Ruffin, greffier en chef du tribunal de commerce, Vassal (voir Vassal, Jacques, Claude, Roman), Richebourg (voir Baudesson de Richebourg), Novins (voir Novince, Pierre, François), Rousseau (voir Rousseau, Jean, Joseph), et un jeune Anglais nommé Schripton (voir Shrimpton, Charles), naturalisé français depuis la révolution de Juillet, et qui, pendant les trois jours, ne cessa de prodiguer ses soins aux blessés de la Bourse. Parmi ces blessés, on remarque Julien (voir Julien, Fortuné), vieux soldat de la garde impériale : c’est celui dont la reine prend la main ; M. Guillaume (voir Guillaume, Henri, François, Guillaume), cousin de M. le préfet de police ; il reçut vingt blessures ; M. le docteur Marc est auprès de lui. Viennent ensuite Hureaux (voir Hureau, Julien, Charles), près duquel est Mme Novins ; Gravey (voir Gravey, Thomas, Bernardin), cocher de cabriolet, et sa famille ; Brisset (voir Brisset, Jean, François), ciseleur ; Bouvier (voir Bouvier, Benoist, Marie), Chambron (voir Chambeiron, Pierre, Antoine), Séné (voir Séné, Adolphe, Louis, Baptiste), tous blessés, et les personnes qui ont pris une part plus ou moins active aux soins qui leur ont été donnés, et parmi lesquelles il faut principalement remarquer Mlle Pelletier (voir Lepelletier, Angélique, Adélaïde, Suzanne), marchande de modes ; c’est elle qui est placée près de Mme la marquise de Dolomieu. Sur le premier plan, on remarque le nommé Marquet, garde royal ; et près du vieux Julien, M. le docteur Guillon (voir ce nom), médecin en chef de l’ambulance, à qui, la veille de l’arrivée de la reine, M. de Lafayette avait remis une médaille d’or. Dans le fond est le drapeau national, et une affiche aux trois couleurs portant ces mots : Aux braves blessés pour la patrie. Tels sont à peu près les nombreux personnages de cette riche composition que quelques personnes, par un esprit de parti plus qu’injuste et fort mal entendu, avaient d’abord sévèrement critiquée. Placé sous un faux jour lors du premier mois de l’exposition, ce tableau n’avait pu être sainement jugé : mais enfin, lorsqu’il a pu être offert aux regards des connaisseurs sous un jour favorable, il a été pleinement vengé de l’injuste rigueur des censeurs. Nous ne voulons pas dire cependant que toutes leurs critiques aient porté à faux. On a remarqué avec raison que l’ensemble du tableau, d’ailleurs bien composé, manquait de vigueur d’effet, principalement le côté droit ; que peu de figures avaient l’énergie d’expression que le sujet comportait. Excepté le soldat à qui la reine prend la main, l’opposant qui se couvre le visage de ses mains pour cacher son émotion à la vue d’une princesse dont la bonté le confond ; excepté encore la jeune femme en marmotte, la figure du jeune prince, et surtout celle de la reine des Français, dont les traits respirent la bonté et la compassion, presque tous les personnages de cette scène sont peu animés, peu expressifs, même la reine des Belges, dont l’artiste n’a fait, à bien dire, qu’un portrait hors d’œuvre. Toutefois, il faut convenir que donner l’expression convenable à une scène où la douleur physique et la satisfaction morale devaient se peindre sur les traits de nombreux personnages qui, étant tous historiques, devaient être tous ressemblants, était une tâche difficile à remplir, et que plus d’un des hommes de mérite qui ont critiqué le tableau de M. Gosse, ne l’aurait probablement pas accompli avec autant de bonheur que lui. » Il reçut, en juillet 1833 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de vingt-cinq francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1835 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de neuf francs, à titre de décoré de Juillet. En 1840, sans travail, marié et père de deux enfants, il sollicita des secours. Il obtint vingt-cinq francs en 1840, en 1842 et en 1844. En avril 1848, « dans un état de gêne très grand par suite de la baisse continuelle des travaux l’année dernière et en manquant totalement depuis six semaines, ainsi que son épouse » père d’un enfant en bas âge, il sollicita un secours auprès de la Commission des récompenses nationales instaurée après la Révolution de février. Sa demande fut rejetée. En 1863, malade pendant deux mois, il sollicita un secours. A cette occasion, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié et père de deux enfants, dont l’aîné n’est plus à sa charge. […] La faiblesse de sa vue l’a contraint d’abandonner, depuis quatre ans, son état de ciseleur et il tire ses ressources du travail de sa femme, ouvrière, dont le gain journalier est de trois francs. Une maladie qu’il a faite récemment l’a mis dans la nécessité de s’endetter. Sa position nécessiteuse et les renseignements favorables recueillis sur son compte le rendent digne d’intérêt. » Il reçut un secours de trente francs en 1863. En 1864, élevant son petit-fils, orphelin de père et de mère, il sollicita un secours et obtint trente francs. Il reçut obtint chaque année un secours de trente francs entre 1865 et 1871. Il demeurait 13, rue Saint-Honoré en 1830 ; 13, rue de Fleurus (mais 15, rue de Fleurus – mais deux fois sur trois – in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 et deux fois in Archives nationales F/1dIII/37 ; et pourtant de nouveau et plusieurs fois 13, rue de Fleurus dans la même référence puis 57, rue du Bac en mai 1831 puis 13, rue de Fleurus de nouveau en juin 1831, 15, rue de Fleurus en juillet 1831, 57, rue du Bac en août, septembre 1831 et pourtant 13, rue de Fleurus dans le récapitulatif final, 13, rue de Fleurus in Archives de Paris VD6 3, et surtout 13, rue de Fleurus en juin 1831 sur la lettre de convocation pour retirer sa médaille in Archives de Paris VD6 633 n° 1 et 15, rue de Fleurus in Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, blessés pensionnaires, compte établi du 8 octobre 1830 au 1er août 1831, mais 57, rue du Bac in Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, bulletin des médailles et cahier Indemnité des cinquante francs, 1831, 13, rue de Fleurus sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; 57, rue du Bac in Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des décorés blessés très nécessiteux et dignes dintérêt ; 13, rue de Fleurus in Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Chèvre, Félix, Etienne) en 1830-1831 ; 57, rue du Bac en 1831 ; à l’hôtel des Invalides en 1833 ; 21, passage Saint-Maur à une date indéterminée, sur le registre démargement de remise de certificats de vie aux blessés de Juillet, quil signe in Archives de Paris VK3 19 ; 15, rue de Fleurus in Archives de Paris VK3 30 ; 13, rue de Fleurus et 57, rue du Bac in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II ; 15, rue Saint-Maur en 1835 ; 128 ou 138, rue de Vaugirard en 1840 ; 13, rue d’Angoulême en 1846 ; 13, rue Neuve-d’Angoulême en avril 1848 ; 30, rue de Malte en 1848 ; 16, rue du Ranelagh à Passy, un logement au loyer annuel de cent soixante francs, en 1863 ; 19, rue du Télégraphe à Passy en 1864 ; 13, rue de Grenelle en décembre 1864-1865 ; 132, rue de Vanves à Plaisance en 1866 ; 148, rue de Vanves en 1867-1868 ; 14, rue Vandame à Montrouge en 1869 ; 146, rue de Vanves en 1870. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 50 ; La Liberté reconquise ou histoire complète et détaillée de la révolution de Paris en juillet 1830, J.-B. Ambs, troisième édition revue et corrigée, Paris, Terry jeune, libraire, Palais-Royal, galerie de Valois, n° 185, 1830, p. 258 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 110 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 20 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement, liste des citoyens blessés décorés à habiller ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Chèvre, Félix, Etienne ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 et mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement, idem liste de MM. les décorés de Juillet qui avaient déposé leurs brevets à la mairie du (ancien) XIe arrondissement et auxquels ils ont été rendus ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, convocations des décorés à la mairie, idem liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, députation du Panthéon, idem liste des décorés blessés très nécessiteux et dignes d’intérêt ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, blessés pensionnaires, compte établi du 8 octobre 1830 au 1er août 1831, idem Commission de la souscription nationale, titres provisoires des parties prenantes, reçus en échange des titres définitifs délivrés par la mairie, blessés, rentes perpétuelles, idem bulletin des médailles, idem cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; Archives de Paris VI1 1, liste des décorés de Juillet, qui ont reçu un secours de vingt-cinq francs les 27 et 28 juillet 1833, idem 1835, Etat de répartition de la somme de quatre cents francs mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être distribuée à MM. les décorés de Juillet ; Archives de Paris VK3 19, Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) XIe arrondissement de Paris, état nominatif des blessés de 3e classe dont les bulletins individuels ont été remis au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine, idem Récompenses nationales, registre d’émargement de remise de certificats de vie aux blessés de Juillet ; Archives de Paris VK3 30, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement de Paris, qui ont été classés par le jury médical et dont les lettres ont été déposées à la mairie, idem état des habitants du (ancien) XIe arrondissement de Paris qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 41 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/47 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIe arrondissement, blessés de 3e classe ; Archives nationales F/15/3839 secours à divers titres ; Archives de la préfecture de police AA 375 ; Annales du Musée et de lEcole moderne des Beaux-Arts, Landon, Salon de 1833, Paris, chez Pillet, 1833, pp.73-75.

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