Bron, Hugues
Biographie
Né le 17 février 1795 (parfois et sans doute par erreur le 5 février 1795) à Saint-Etienne (Loire). Docteur en médecine, reçu en 1820, auteur d’une thèse Considérations sur la péritonite des femmes en couches, parue chez Didot jeune. Il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février : « Le soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, a l’honneur d’exposer aux citoyens composant la commission de l’Hôtel de ville que sur la présentation du citoyen Picot, commandant de la garde lyonnaise, il a fait une demande en admission comme aide-major dans ce bataillon, qu’il a fait le même jour dépôt d’un certificat délivré par la faculté représentant son diplôme, seule pièce qu’il possède ; toute sa fortune, ses titres et papiers ayant été dévorés par un incendie. Né le 17 février 1795. Reçu au mois de novembre 1813 chirurgien aux concours et aux premières places dans les deux hôpitaux civils et militaires de Lyon. Engagé volontaire en janvier 1814 dans le 1er régiment de illisible, colonel Jacques de Thonsin illisible. Fédéré en 1815. Blessé trois fois dans les combats des étudiants contre la brutalité du pouvoir de Louis XVIII, lors des attentats en 1817, 1818, 1819 et 1820 contre les députés de l’opposition. Combattant en 1830, 1832, 1839 et 23 et 24 février, n’ayant jamais cru qu’il fût digne de demander à mon vieil ami le président de la Commission des récompenses nationales aucun certificat, n’ayant fait que ce que mon devoir et ma conscience me dictaient. Si la Commission accueille ma demande, elle viendra en aide à un père d’une nombreuse famille, sans fortune, qui a déjà des enfants sous les drapeaux et qui est docteur en médecine depuis le 19 août 1820, qui est plein de force et d’énergie pour servir la république et qui est un vieux praticien des hôpitaux civils et militaires. » Le 28 juillet 1848, Flocon et Caussidière, députés de la Seine, rappelaient qu’ils avaient appuyé, en avril dernier, une demande de la part de Bron, pour obtenir une place d’huissier à la Chambre des députés. Bron fut recommandé pour un emploi de médecin au dispensaire de la préfecture de police et pour recevoir la récompense honorifique qui devait être instituée pour perpétuer le souvenir de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais créé. Il était marié et père de quatre enfants en 1848. Il demeurait 175, rue Saint-Jacques en 1848. Archives de la préfecture de police AA 375.