Brulier, Michel, Jules
Biographie
Né vers 1809 ou 1811. Ouvrier menuisier. Il reçut (sous le nom de Brullier), après la révolution, un secours de quarante-cinq francs au 1er juin 1831, et un total de deux cent vingt francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut (sous le seul nom de Breuillé), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté comme sergent au 3e régiment de ligne, 3e bataillon, 1re compagnie, à Gap (Hautes-Alpes). Il donna procuration à sa mère, pour toucher en son nom toute somme lui revenant de la part de la Commission de la souscription nationale. Sa médaille fut délivrée à son oncle, Moreau demeurant 29, rue Guénégaud, le 8 août 1831 et son brevet transmis par la poste le même jour. En 1836, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, seize couples (un par arrondissement parisien et quatre pour les arrondissements ruraux), enfants de combattants ou combattants eux-mêmes soit de juillet 1830 soit de juin 1832, devaient être dotés de trois mille francs pour pouvoir se marier. Breuillé posa sa candidature. Il était alors en congé illimité comme appartenant au 3e de ligne et devait épouser Marchal, Marie, Hélène, Antoinette, née vers 1809 à Lunéville (Meuse), brodeuse, demeurant 36, rue Beauregard, dont la mère était décédée et le père à l’hospice des Incurables (hommes). La candidature de Breuillé ne fut pas celle finalement retenue, le maire l’invitant à la présenter devant le (ancien) Ve arrondissement, dont dépendait la jeune fille. Le père de la jeune fille recommandait les jeunes gens, dans ces termes, auprès de la mairie : « L’un et l’autre sont sans fortune et ne peuvent apporter en dot que des vertus et des qualités morales les plus précieuses : le jeune homme est l’unique soutien de sa mère, sexagénaire et infirme, il a combattu dans les trois jours et a mérité d’obtenir la médaille de Juillet. Ma fille peut être citée comme un modèle de vertu et de piété filiale ; pendant plus de dix ans elle a été mon soutien et c’est encore à l’intérêt qu’elle a su inspirer à Mme la baronne Mounier que je dois d’avoir été admis à l’hospice des Incurables le 1er juillet dernier. » Son nom est sur une liste de décorés (trois devaient être choisis, en plus de trois orphelins, pour chacun des quatorze arrondissements) qui désiraient participer à la cérémonie funèbre à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois le 28 juillet 1840, à l’occasion de la translation des corps des victimes dans le caveau de la colonne de Juillet, place de la Bastille ; il se présentait comme ancien sous-officier au 3e régiment d’infanterie de ligne et, n’ayant jamais rien sollicité à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet, il demandait aussi à être compris dans la liste de ceux qui touchaient, à cette occasion, des gratifications. Il demeurait 44, rue des Tuileries, la maison dite cour des Vieilles-Tuileries en 1830-1831 ; 85, rue du Cherche-Midi, avec sa mère, en 1836 ; 129, rue de Sèvres en 1840. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 83 (sous le seul nom de Breuillé) ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Breuillé, Michel, Jules) ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, année 1836, 1840, 10e anniversaire, exhumation des victimes de Juillet et service funèbre (sous le nom de Breuillé, Michel, Jules) ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, dossiers individuels, Etat des sommes payées aux blessés, veuves, ascendants et orphelins de juillet 1830, du 1er juin au 30 août 1831 (sous le nom de Breulier) ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, dossiers individuels (sous le nom de Breuillé, Michel, Jules) ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers (cité deux fois : une fois sous le nom de Brullier, Michel, Jules, sous le nom de Brulier, Michel, Jules) et aussi Commission des récompenses nationales, deuxième état de sous-officiers (sous le nom de Brullier, Michel, Jules) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe (sous le seul nom de Breuillé). Il y a dans Archives nationales F/15/3782, un Breuiller, Michel, Julien, dont, le 12 décembre 1840, la préfecture de police rapportait : « Marié, père de famille, sa femme est toujours malade et il a sa mère à sa charge. Sans ouvrage depuis quelque temps, il a été obligé de vendre une partie de ses effets. Sa position est des plus nécessiteuse et mérite intérêt. Breuiller est décoré. Les renseignements recueillis sur son compte sont favorables sous tous les rapports. »