Bukens, Charles
Biographie
Né vers 1802 à Arras (Pas-de-Calais). Peintre en voitures. Il reçut, peu après la révolution, un secours de dix francs auprès de la VIe légion de la garde nationale. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement). Il joignait à sa demande plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous certifions que le nommé Charles Bukens s’est trouvé le 28 juillet 1830 parmi les combattants à la porte Saint-Denis, à la Ville (lire Hôtel de ville, N.D.A.), le 29 au Louvre et aux Tuileries, rue Richelieu, au Palais-Royal et qu’il a pris le service aux Tuileries le 29 au soir. Le 30, il s’est trouvé au désarmement des Invalides et le 3 août il a été à Rambouillet. Nous attestons qu’il était armé de pistolet, sabre et fusil et que le nommé ci-dessus a constamment combattu et qu’il s’est conduit avec honneur. » Signé, le 18 juillet 1831 : Nicolson (voir Nicolson, Sébastien, Hippolyte), décoré de Juillet ; Protain, Etienne, Jules (voir Protain, Jules). Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Charles Bukens, rue Guérin-Boisseau n° 32, s’est trouvé dans le peloton commandé par le sieur Hippolyte Nicolson dans la journée du 28 à la prise de l’Hôtel de ville, le soir à l’Institut, le 29 à la prise du Louvre, le 30 au désarmement des Invalides et le 31 à Saint-Cloud et qu’il s’est parfaitement comporté dans ces différentes affaires. » Signé : Nicolson, H. (voir Nicolson, Sébastien, Hippolyte), demeurant 20, rue Mazarine. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Buckins, Charles (sic) demeure chez moi depuis le 17 juin dernier et je certifie que le 27 il a pris les armes pour la défense de la patrie. » Signé, le 17 août 1830 : dame Hunuel ou Humel, demeurant 32, rue Guérin-Boisseau. Bukens demeurait 32, rue Guérin-Boisseau en 1831. Archives de la préfecture de police AA 375.