Burtaire, Nicolas

Biographie


Né le 12 août 1790 à Metz (Moselle), fils de Burtaire, Jacques, manœuvre, et de Bardillou, Barbe son épouse. Garçon chapelier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans la cuisse gauche, alors qu’il combattait sur le quai Pelletier, vers 14 heures. Il reçut (sous le nom de Burter, Nicolas) un secours de soixante francs puis un autre de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 9 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Gougibus, Jean-Baptiste, Hubert (voir ce nom), né vers 1807, fondeur en cuivre, demeurant 208, rue Saint-Antoine ; Rauh, Jean, né vers 1796, marchand de vins, demeurant 1, rue du Plâtre-Saint-Jacques ; Calderat, Louis, né vers 1778, teinturier en chapeaux, demeurant 4, rue du Plâtre-Saint-Jacques ; Lenoble, Albert, Marcel, Constantin, orfèvre, demeurant 38, quai Pelletier. Ils attestèrent parfaitement connaître Burtaire et « savoir qu’il a combattu dans la journée du 28 juillet et que sur les 2 heures de l’après-midi il a été blessé d’un coup de feu à la cuisse gauche, étant sur le quai Pelletier ». De même, le 11 avril 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Rauh, Jean, marchand de vins, demeurant 1, rue du Plâtre-Saint-Jacques ; Saingy, Marie, Henry, Isidore, perruquier-coiffeur, demeurant 4, rue des Anglais ; Laroche, Jean-Baptiste, rôtisseur, demeurant 4, rue des Anglais. Ils certifièrent que Burtaire « a été blessé d’un coup de feu dans l’aine gauche le 28 juillet 1830 à 2 heures de l’après-midi sur le quai Pelletier, que les suites de cette blessure dangereuse le mettent dans l’impossibilité de se livrer à aucun genre de travail et que n’ayant par lui-même aucun moyen d’existence il se trouve réduit à l’état le plus nécessiteux et voisin de l’indigence ». Il produisit un certificat de nécessité. Il reçut un secours de vingt-huit francs, le 9 février 1831, un secours de vingt-huit francs, le 16 février 1831, un secours de vingt-huit francs, le 23 février 1831, un secours de vingt-huit francs, le 2 mars 1831, un secours de vingt-huit francs, le 9 mars 1831, un secours de cinquante francs, le 16 mars 1831, un secours de cinquante francs, le 20 avril 1831, un secours de soixante francs, le 14 mai 1831, un secours de soixante francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En mai 1831, souffrant de ne pouvoir travailler et d’être sans ressources suffisantes, il signa, avec Frétigny, Gavot, Moreau, Leporcher, Truck, Joly, Raout, Hauchecorne, Leblond et Thénadey une pétition afin de faire activer les décisions de la Commission des récompenses nationales sur la fixation des pensions. Il fut admis, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 10 mars 1831, dans la 6e classe des blessés, et pensionné de six cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud, il délivra le certificat suivant en faveur de Sevin, Jean-Baptiste : « Les blessés de Juillet, ne pouvant refuser leur témoignage pour un homme qui s’est montré, comme eux, digne de porter le nom français certifient que le nommé Jean-Baptiste Sevin, pendant les trois journées, n’a fait que des actions d’honneur. C’est un vrai citoyen, un ami de la liberté. Il les a ensuite servis à Saint-Cloud, avec tout le zèle qui l’anime pour les libérateurs de la France. » En 1833, subrogé tuteur de Victoire Burtaire, il l’avait délaissée, et le bureau de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet précisait à son sujet qu’il avait quitté Paris sans qu’on sache où il avait établi son nouveau domicile. Il était marié et père de deux enfants en 1830. Il demeurait 6, rue du Plâtre-Saint-Jacques en 1830-1831 (plusieurs fois dont in Archives nationales F/1dIII/37 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) ; 4, rue du Plâtre-Saint-Jacques (par exemple in Archives nationales F/1dIII/47) en 1831. Voir Burtaire, P.A. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 51 ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIe arrondissement, p. 112, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 22 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Sevin, Jean-Baptiste ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (par erreur sous le nom de Burtère) ; Archives de Paris VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, année 1831) ; Archives nationales F/1dIII/47 ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Frétigny, Cyr ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 6e classe.

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