Busquet, Jean-François

Biographie


Vannier. Il reçut deux blessures (sans doute dans les reins). En date du 25 août 1830, le docteur Teissier, Jean, Alexis, Claire, demeurant 21, rue Montorgueil qui signait comme « destitué pour opinion politique en 1824 », le recommandait ainsi pour un secours auprès du journal du Constitutionnel : « Il est juste d’aider le sieur Busquet, porteur de cette lettre. Je l’ai vu se battre à mes côtés avec beaucoup de bravoure. A Rambouillet, il a reçu deux blessures, pour lesquelles je lui ai donné mes soins comme médecin. Il ne peut reprendre d’ici quelques jours ses occupations accoutumées et se trouve dans la plus grande pénurie ainsi que sa femme malade et ses enfants. Toutes ces considérations font que je le recommande à messieurs les rédacteurs du Constitutionnel, dont j’ai l’honneur etc. » Il reçut un secours de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut (sous le nom de Bousquet) un secours de vingt francs, le 12 août 1830, un secours de dix francs, le 16 août 1830, un secours (sous le nom de Busquet) de vingt-cinq francs, le 28 août 1830, un secours définitif de dix francs, le 29 septembre 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le 28 octobre 1830, il rédigeait un courrier à un commissaire des Récompenses nationales (dont le nom n’apparaît pas) et dans lequel il se plaignit de la conduite de Ternaux, qui refusait de recevoir ses pièces. Busquet s’y plaignait de « l’injustice criante » dont il était victime, ne demandait aucune faveur mais que lui soient reconnus les droits incontestables qu’il avait acquis pendant les journées de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé pour accompagner une demande d’entrer dans la garde municipale : « Nous, soussignés, certifions comme véritables que le sieur Busquet, Jean-François s’est comporté sous nos yeux d’une manière digne des plus grands éloges, que partout où le danger fut le plus pressant il s’y transporta avec nous, notamment cour Batave, rue Saint-Honoré et la place de Grève ; et que son zèle, son dévouement, son sang-froid, sa bravoure et son patriotisme dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier ainsi que sa présence à Rambouillet et son désespoir de ne pouvoir se signaler de nouveau pour le triomphe des idées libérales et l’extinction du despotisme et la cause nationale ne peuvent que mériter en sa faveur auprès de tous fonctionnaires, magistrats et dévoués citoyens. » Signé, le 9 août 1830 : Godard (voir Godard, Jean-Baptiste), demeurant 19, rue Mondétour ; général Contréglise, demeurant 29, rue Croix-des-Petits-Champs ; Lalligand (voir Lallegand), demeurant 14, rue des Fossés-Montmartre. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions avoir vu, le 28 juillet vers midi 1 heure, le nommé Busquet, Jean-François, dans les rues Mandar, Montmartre et Piliers-des-Halles (il était armé d’un fusil) et au camp de Rambouillet. » Signé, le 15 septembre 1830 : Tricot (voir Tricot, Jean), demeurant 15, rue de Bétizy ; Honorez, Joseph, commis négociant 4, rue de Grenelle-Saint-Germain. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement). Il signa, le 7 août 1830, le certificat suivant en faveur Lalligand, François, Alexandre : « Nous, soussignés, certifions véritable que le sieur Lalligand, François, Alexandre, ancien militaire au 12e régiment des dragons, licencié de l’ex-armée de la Loire, s’est comporté sous nos yeux d’une manière digne des plus grands éloges, que partout où le danger fut le plus puissant, il s’y transporta avec nous, notamment cour Batave, rue Saint-Honoré et à la place de Grève et que son zèle, son dévouement, son sang-froid, sa bravoure et son patriotisme dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier pour le triomphe des idées libérales, l’expulsion du despotisme et la cause nationale ne peuvent que militer en sa faveur auprès de tous fonctionnaires, magistrats et dévoués citoyens. » Il était marié et père de deux enfants en 1830. Il demeurait 8, rue du Cadran en 1830 ; 5, rue Mondovi en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 375 ; Archives de la préfecture de police AA 396 in dossier Lalligand, François, Alexandre.

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