Bussard, Féréol
Biographie
Commissionnaire. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 15 bis, rue des Vinaigriers (mais 1 bis, rue des Vinaigriers en 1831 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 B) en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ve arrondissement. Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 374 in dossier Bourla, Benoît, Alexandre, un Bussard, sous-lieutenant de voltigeurs, qui signe le certificat suivant en faveur de Bourla : « Les soussignés certifient que pendant les mémorables journées de juillet 1830 M. Bourla, Benoît, Alexandre, architecte, demeurant à Paris, rue Albouy n° 7, ancien officier de la garde nationale, aujourd’hui l’un des adjudants du 4e bataillon de la Ve légion, a rendu de grands services dans ces glorieuses journées tant par le zèle et l’activité qu’il a déployés pour la défense de nos droits que pour le maintien de l’ordre et le triomphe de nos libertés ; que le 28 et le 29 juillet, après avoir fait fermer les ateliers sous ses ordres et encouragé ses ouvriers à une résistance au pouvoir arbitraire, il a prodigué des secours aux blessés et fait pratiquer des barricades pour arrêter la marche des satellites de l’oppression ; que, le 29 au matin, il s’est présenté à la mairie de son arrondissement pour offrir ses services et demander des ordres pour organiser des postes de sûreté dans Paris, rétablir la garde nationale et rassembler des citoyens à l’effet de garder la capitale, abandonnée à ses propres forces ; que s’étant réuni au conseil municipal, présidé par M. Villemain, faisant alors les fonctions de maire, les offres de service et la demande de M. Bourla furent acceptés et encouragés ; qu’il est à notre connaissance que le poste de la rue des Vinaigriers, faubourg Saint-Martin, fut établi par lui dans la matinée du 29, qu’il distribua des armes et des munitions à ceux de ses concitoyens qui n’en n’avaient pas et qu’il fut tout à la fois chef et soldat. Chargé de veiller à la sûreté de ses concitoyens, d’après les ordres qui lui furent donnés, il prit un détachement de douze braves pour aller en reconnaissance, dans la nuit du 30 au 31 août jusqu’au bout de La Villette sur la route de Flandres. Depuis ce jour, M. Bourla est resté attaché à l’état-major de la Ve légion jusqu’au 10 août et, pendant ce laps de temps il a eu à organiser les postes de sûreté pour le maintien de la tranquillité et que sous les ordres de M. le major Hirne (voir Hirne, Jean, Protais, Théodore), remplissant les fonctions de colonel provisoire de la légion, il a été chargé d’organiser le service et de faire des rondes de jour et de nuit [manuscrit détruit] de l’arrondissement. Qu’enfin, chargé de rassembler les braves défenseurs de la patrie afin de les conduire à Rambouillet, il a, par son exemple et les proclamations qu’il fit dans le quartier, fait prendre les armes à un nombre considérable de braves citoyens et qu’il les dirigea vers le point indiqué par la proclamation. Il fut chargé de plus par les autorités civiles de distribuer des secours en argent pour procurer des moyens d’existence aux ouvriers et familles sans travail. Il sut, dans toutes ces missions dont il a été chargé, se distinguer par son zèle et son patriotisme en rendant de grands services tant pour le maintien de l’ordre, la défense de nos droits et l’organisation de la garde nationale. » J’ai dans Archives de la préfecture de police AA 375 in dossier Bureau, Eugène, un Bussard, demeurant 20, rue Meslay mais le précédent de la liste des signataires était Dechikelle, demeurant 15 bis, rue des Vinaigriers et il peut y avoir eu une erreur, qui apostille comme contenant des faits véritables le certificat suivant en faveur de Bureau, Eugène : « Eugène Bureau, ex-employé dans l’ancienne partie du manuscrit brûlé la compagnie française d’éclairage par le gaz, partie du manuscrit brûlé plein de moralité, de zèle et de dévouement, n’écoutant que son patriotisme, se met le 29 juillet au matin à la tête de quelques jeunes gens. Il partie du manuscrit brûlé aux portes du Théâtre italien, il y pénètre avec partie du manuscrit brûlé s’élance seul, armé d’un pistolet, sur trois gendarmes, que son audace effraye ; ils mettent bas les armes ; il les distribue à ses amis. Aussitôt cette petite partie du manuscrit brûlé de braves court au rendez-vous de la Bourse bien partie du manuscrit brûlé après leur courage trouve l’occasion de se signaler partie du manuscrit brûlé meurtriers attaqués de la rue de Rohan et des partie du manuscrit brûlé Bureau s’élance l’un des premiers sur la pièce de canon braquée au coin de la rue Saint-Nicaise et qui tomba aux mains des patriotes. C’est sur ce point d’attaques qu’il fut assez heureux pour renverser d’un coup de baïonnette un soldat suisse qui ajustait à bout portant un élève de l’Ecole polytechnique. Après cette action et partie du manuscrit brûlé ou la fuite complète des gardes royaux qui occupaient tout le quartier du Palais-Royal, Bureau, toujours à la tête de ses amis, dont le nombre avait déjà partie du manuscrit brûlé court à l’attaque des Tuileries, dont l’occupation subite couronna les efforts de cette foule de braves défenseurs. Enfin Bureau n’est rentré chez son père et ne s’est reposé qu’après la campagne de Rambouillet. Tous ces faits dignes d’admiration et de partie du manuscrit brûlé doivent attirer sur le jeune homme les regards partie du manuscrit brûlé dispensatrice des récompenses […]. »