Callet, Louis, Auguste

Biographie


Né le 22 août 1801 à Paris. Militaire de 1818 à 1826, comme sergent à la 4e compagnie du 1er régiment d’artillerie de la marine, stationné à Rochefort. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. En 1831, il se plaignit auprès de la Commission des récompenses nationales puis auprès du roi d’avoir « été involontairement oublié » dans la distribution des récompenses nationales. Il rappelait ainsi sa participation aux combats : « Une centaine de jeunes gens frappaient à la porte de M. Laffitte, en demandant des armes à grands cris. “Je vais, leur dis-je, vous aider à nous en procurer.” Je me mis à leur tête et nous partîmes aussitôt désarmer le poste de la rue Chauchat (?). Les militaires du 5e de ligne composant ledit poste nous donnèrent leurs armes et nous dirent qu’ils n’avaient pas mangé depuis vingt-quatre heures. Je fis de suite une quête et l’argent leur fut remis, pour satisfaire leurs besoins. Nous partîmes de suite en faire autant à la place Cadet, de là à la pointe Saint-Eustache. Nous combattîmes dans tous ces quartiers, à la porte Saint-Denis et sur le boulevard des Italiens, où nous forçâmes la garde royale à nous céder le terrain ; en les poursuivant jusqu’au coin de la rue de la Paix, nous fîmes deux officiers prisonniers, qui furent aussitôt conduits chez M. Simon, marchand de papiers peints. Plusieurs personnes des coins de la rue de la Paix me jetaient des cartouches, mais j’en tenais bon compte. Dévoué comme les braves que je commandai pour la cause sacrée de la liberté, nous sommes restés vainqueurs. » Il dit aussi avoir « participé à l’enlèvement des postes de la rue Pinon (?), de la rue Cadet, il a ensuite combattu au poste des Relations extérieures, rue Saint-Martin, et a contribué à la prise de l’Hôtel de ville ». Il présenta le général Delaborde comme témoin de sa conduite, celui-ci ayant apostillé sa première demande. Il déclara sur l’honneur « n’avoir jamais été inculpé dans aucune affaire politique ». Il lui fut répondu que sa demande était présentée trop tardivement et que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés. Il demeurait 11, rue Saint-Nicolas-d’Antin de 1831 à 1833. Archives de Paris VK3 42 (où son dossier est vide) ; Archives nationales F/1dIII/48.

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