Camguilhem de Carmentran, Jean

Biographie


Né vers 1792 à Hagetman (Landes). Militaire pendant douze ans, ancien sous-officier, ayant fait les campagnes d’Allemagne et d’Espagne. Jacquin, François (voir Jacquin, François, Thérèse, Justin) lui délivra, le 6 août 1830, le certificat suivant : « Le commandant d’un des corps qui ont combattu pour la patrie aux journées du 28 et du 29 juillet 1830 certifie que M. Camguilhem de Carmentran, Jean, ancien sous-officier de la grande armée, s’est rallié le 28 à 4 heures du soir au détachement que je commandais et se trouvait alors en tirailleur sur le quai Notre-Dame et la Cité. De plus, il m’a aussi accompagné le lendemain à la prise des Tuileries. Il m’a montré dans chaque occasion beaucoup de zèle et de subordination et a contribué par son exemple à maintenir le bon ordre. C’est avec une vive satisfaction que je me plais à lui donner cette marque particulière de mon estime pour lui servir et valoir ce que de raison. » Il était porteur d’un autre certificat, signé le 28 août 1830, par Fleury, Eléonard, par Amic, César, Auguste, par Jacquin, François, Thérèse, Justin, par Jacquin, François et par Boudeville, Adolphe (voir ces noms), ainsi rédigé : « […] Certifions que M. Camguilhem de Carmentran […] s’est rallié à la colonne commandée par M. Jacquin dès le 28 au matin, l’a suivi constamment dans toutes les opérations de la journée et, le lendemain, il faisait encore partie de la colonne qui se dirigeait vers les Tuileries sous le même commandement. Sa conduite est digne d’éloge et nous saisissons l’occasion de lui donner cette marque particulière de notre estime comme un hommage à la vérité et pour lui servir et valoir ce que de raison. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En décembre 1830, « dans un dénuement absolu », il sollicita quelques secours. Il demanda une place de lieutenant dans la garde municipale ou dans un régiment de ligne et la croix, puis simplement une place de surveillant dans une maison royale, et particulièrement à Pau. Il retira, le 2 décembre 1830, les pièces qu’il avait déposées à la Commission des récompenses nationales ; seule nous reste, inscrite sur son dossier, l’indication qu’il s’était illustré quai Notre-Dame, à la Cité et aux Tuileries. Il apostilla, comme « ex-sous-officier de la grande armée » le certificat délivré par Jacquin, J. (voir Jacquin, François, Thérèse, Justin) pour constater la blessure et le décès de Morisot, Nicolas. Il demeurait 101, rue Saint-Jacques en 1830. Archives de Paris, VD6 672 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Morisot, Nicolas.

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