Capron de
Biographie
Il s’enrôla au régiment des Volontaires de la Charte (voir Buchoz-Hilton). Il adressa, à la fin de l’année 1831 et après la dissolution de ce régiment, une pétition au roi pour lui faire part de la « triste et fâcheuse position » dans laquelle il se trouvait parce que non compris dans les volontaires que l’armée avait incorporés dans ses propres rangs. Après qu’il eut (avec Maugin, Guilleur, Jullerot et Morizé, voir ces noms) demandé à être reçu par le ministre de l’Intérieur, président du Conseil, ce dernier demanda au préfet de la Seine de lui faire parvenir des renseignements sur les motifs de leur demande. Le préfet de la Seine, le 13 décembre 1831, fit la réponse suivante : « Il résulte des renseignements que j’ai recueillis sur les pétitionnaires qu’ils n’appartiennent pas à la garde nationale mais qu’à l’exception de M. Jullerot ils ont fait partie des corps qui s’étaient formés à Paris, après les événements de Juillet, sous le commandement de M. Buchoz-Hilton et sous la dénomination de Régiment des volontaires de la Charte. M. Jullerot était attaché à un autre corps de semblable formation. A l’époque où ces régiments ont été licenciés quelques-uns de leurs officiers ont été employés dans l’armée, avantage que n’ont point obtenu les réclamants, soit à raison de leur âge, soit pour tout pour tout autre motif que le ministère de la Guerre peut seul connaître puisque le licenciement de ce corps a eu lieu par ses ordres et par les soins de l’intendance militaire. Après ce licenciement l’administration a été chargée de la liquidation des dépenses que la formation du corps des Volontaires de la Charte avait occasionnées, […] aujourd’hui la totalité desdites dépenses a été acquittée par la Commission des dommages et la Ville de Paris a reçu le remboursement des dépenses qu’elle avait faites. J’ai lieu de croire, monsieur le Président, que ces renseignements suffiront pour faire apprécier la demande des pétitionnaires, qui paraissent être dans une situation pénible, à laquelle vous pourrez, sans doute, apporter quelque soulagement. » Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 .