Carbon, Louis
Biographie
Né vers 1791 à Auvillers-les-Forges (Ardennes). Ancien officier d’artillerie, devenu carrossier. Il s’illustra à la Grève, au pont d’Arcole, au pont des Arts et à la caserne de Babylone. Il apostilla, le 13 juin 1831 et comme « présent à l’action », le certificat suivant délivré par Siscot, Edouard (voir ce nom) en faveur de Coade, Philippe, François (voir ce nom) : « Je certifie que le sieur Philippe, François Coade s’est trouvé à la prise de la caserne Babylone et qu’il était un de ceux qui servait la pièce de canon qui était braquée rue Traverse n° 8 et qu’il s’est comporté digne d’un brave homme, dévoué à la cause constitutionnelle et qui plus c’est lui lorsque je fus blessé qui me ramassa et me fit entrer dans la susdite maison n° 8 (la vacherie), où l’on m’a porté les premiers secours. Je lui ai délivré le présent certificat pour constater sa présence à ladite affaire. » Ses pièces furent perdues par la Commission des récompenses nationales. Il fit, le 30 juin 1831, une nouvelle demande auprès de la Commission, sans succès. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise rue Bourg-Labbé, afin de solliciter la Croix de Juillet. On trouve dans son dossier la lettre suivante, qui avait été adressée à le Commission des récompenses nationales : « Le sieur Carbon, Louis, carrossier breveté à Paris, rue de Grenelle-Saint-Germain n° 46, s’étant montré d’une manière qui fut remarquée dans les glorieux événements de Juillet, il produisit les pièces nécessaires pour établir ses droits à une récompense nationale, mais, ses pièces ayant été égarées, après un premier examen dans les bureaux de la Commission il voit avec regret qu’aucun rapport n’a statué sur leur mérite. Il suit de là qu’il n’est pas porté pour la décoration spéciale. Par ces motifs péremptoires, il croit devoir vous soumettre à nouveau l’exposé sincère de sa conduite et de ses actions, appuyées des attestations émanées de ses braves concitoyens, tous témoins de ses efforts, au jour du danger, pour le maintien de nos libertés constitutionnelles. Le 28 juillet, il a assisté au combat de la Grève, en uniforme de garde national, circonstance digne de remarque puisqu’il est constant que les partie du manuscrit brûlée du despotisme s’attachaient à poursuivre avec plus de fureur ceux qui en étaient revêtus. De là, il vint au pont des Arts, où il soutint longtemps un feu très vif du Louvre et n’abandonna la place qu’après avoir épuisé ses munitions. Le 29, il se rendit à l’atelier de Saint-Thomas-d’Aquin partie du manuscrit brûlée une petite pièce de canon démontée et même enclouée, il donna l’idée à ses camarades de la forer et de la monter sur un affût. Aussitôt l’opération terminée, ils se transportèrent tous à la caserne Babylone. Ses compagnons voulurent charger la pièce comme un simple fusil, l’exposant, en qualité d’ancien officier d’artillerie, leur fit quelques observations. Alors, il est entré chez le sieur Mousset partie du manuscrit brûlée de traverse à côté où la pièce était placée et il se mit à faire partie du manuscrit brûlée aidé par le sieur Coade, ancien artilleur. Ils chargèrent la pièce et firent pendant trois fois un feu soutenu sur la caserne ; leurs compagnons d’armes furent tués ou blessés à leurs côtés. Cette conduite énergique et courageuse, au milieu d’un partie du manuscrit brûlée pressant fut vivement appréciée par ses compatriotes. Cette action décida la victoire et les Suisses s’enfuirent partie du manuscrit brûlée. Le 22 décembre dernier, comme garde national à cheval partie du manuscrit brûlée le premier sur le Pont-Neuf au moment où les ennemis de l’ordre partie du manuscrit brûlée les réverbères. C’est en vertu de tous ces titres qu’il partie du manuscrit brûlée obtempérer à sa juste réclamation d’autant plus fondée que les pièces qui l’établissent ont été présentées à la commission du (ancien) Xe arrondissement en temps opportun et qu’il a été interrogé à cet égard. » Cette lettre était apostillée par : Sisco, Edouard (voir ce nom), « blessé à l’affaire de Babylone, près de la pièce de canon où était M. Carbon » : Perrasset (voir Perrasset, Jean, Georges), demeurant 96, rue de Sèvres ; Bourreiff, demeurant 103, rue de Sèvres ; Coade (voir Coade, Philippe, François), ancien artilleur, demeurant 45, rue de Sèvres ; Thibierge, demeurant 44, rue de Sèvres ; Bellamy (voir Bellamy, Jean, Louis, Victor ?), demeurant 46, rue de Sèvres ; Guignet, demeurant 59, rue de Sèvres ; Berne, « commandant le 29 juillet le poste de la manutention des vivres », qui ajoutait avoir Carbon « le 29 juillet près de la pièce et le 22 décembre dans la rue des Petits-Champs et sur le Pont-Neuf » ; Matis (voir (voir Matis, Jean, Sébastien), qui ajoutait : « Il est à ma connaissance que le sieur Carbon s’est conduit comme un brave et digne citoyen lors des événements de Juillet. Il mérite sous tous les partie du manuscrit brûlée. » Il était indiqué comme sans fortune par la Commission des Réclamants. Il apostilla, comme « garde à cheval » la demande que fit Delin, Jean-Baptiste, auprès du roi, en septembre 1830, pour obtenir une place de garde forestier. Il demeurait 46, rue de Grenelle-Saint-Germain en 1831. Archives nationales F/1dIII/50 in dossier Coade (sous le seul nom de Carbon) ; Archives de la préfecture de police AA 376 ; Archives de la préfecture de police AA 384 in dossier Delin, Jean-Baptiste.